Saguenay et la Base s'entendent

L'adjudant-maître Yvon Roy (responsable du service incendie à... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'adjudant-maître Yvon Roy (responsable du service incendie à la base), le colonel Darcy Molstad, le maire Jean Tremblay et le directeur du service des incendies de Saguenay, Carol Girard, étaient bien heureux de signer le nouveau protocole d'entente sur les services en cas d'urgence.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Le service des incendies de Saguenay et la Base des Forces armées canadiennes (BFC) de Bagotville ratifient un protocole d'entente dans leur lutte contre les incendies ou tout autre événement qui nécessiterait une intervention d'urgence.

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, et le commandant de la BFC, le colonel Darcy Molstad, ont expliqué les grandes lignes de cette collaboration déjà existante, mais devenue officielle.

Le protocole prévoit que Saguenay demeure la première responsable de la gestion des risques en cas de sinistre, étant donné qu'elle est dotée d'un plan municipal.

Si les services d'urgence sont dépassés par les événements, les responsables pourront faire appel aux militaires de Bagotville, comme ce fut le cas lors du déluge de 1996, l'incendie du pont Dubuc ou le tremblement de terre de 1988.

«Nous sommes prêts à intervenir pour ce genre d'événements, mais le temps était venu de signer une entente de collaboration avec les Forces armées. Nous savons qu'ils sont toujours présents pour ce genre d'événements. Malgré tout, il fallait s'assurer que l'on fasse tout pour réduire les délais et les tracasseries administratives. Le protocole formalise ce qui existait déjà», note le maire Tremblay.

«Lors de l'incendie du pont Dubuc, l'armée a offert d'installer des tentes. Je ne croyais pas ça possible. Mais ce sont des experts. Ils l'ont fait, mais ils ont dû nous appeler et prendre une entente pour procéder. Ç'a pris quelques heures. Là, on pouvait se permettre d'attendre, mais lorsqu'une vie est en jeu ou qu'il y a des blessés, il faut pouvoir y aller immédiatement. Ce protocole va faire l'envie de plusieurs villes au Québec», croit le maire.

Il va sans dire que le commandant de la Base des Forces armées canadiennes de Bagotville est bien heureux de formaliser ce dossier qui existe depuis longtemps.

«Au déluge, nous avons participé en utilisant nos hélicoptères afin d'évacuer des gens. Lors de l'incendie du pont Dubuc, nous avons installé des tentes afin de protéger (du froid) les gens qui devaient le traverser à pied. Nous sommes là pour supporter la communauté et protéger le Canada», précise le commandant. «Saguenay sera le premier responsable pour répondre lors d'un sinistre. La ville a un très bon plan pour y répondre. Mais si les services sont dépassés, nous avons les services et les ressources pour aider Saguenay», indique le colonel Molstad.

Le directeur des incendies de Saguenay, Carol Girard, se réjouit de cette nouvelle entente, car il sait que sa tâche sera facilitée si jamais la situation le commande.

«Saguenay possède une structure de gestion des risques avec une seule coordination. S'il y a des besoins, nous pouvons faire appel à la base et le contact sera direct. La réponse sera immédiate. Les citoyens n'auront pas à subir des délais en raison de l'absence d'une entente ou de problèmes administratifs», précise M. Girard.

La base de Bagotville mise sur une cinquantaine de pompiers formés de façon spécifique pour diverses situations. De plus, le colonel met ses 2000 militaires à la disposition de la ville si jamais un problème se pose.

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