Les locaux du Bon-Conseil ne sont pas une option

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay.... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le maire de Saguenay, Jean Tremblay.

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Saguenay écarte la possibilité de déménager ses organismes culturels au couvent des soeurs du Bon-Conseil pour des raisons de coûts. La Ville favorise plutôt leur déménagement dans le haut de la rue Racine.

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a fait le point, mercredi matin, sur ce dossier qui défraie les manchettes depuis un certain temps.

Questionné à sa sortie d'une rencontre de presse, le maire a tenté d'être le plus clair possible dans ce dossier.

«Nous sommes ouverts à un réaménagement au Carrefour Racine (de Paul Boivin), mais ça prend des conditions de prix, de durée, d'entretien et diverses conditions pour signer un contrat. Nous sommes toujours en négociations. Celles-ci ne sont pas suffisamment avancées pour qu'un emplacement soit soumis pour approbation au conseil municipal ou au comité exécutif», explique-t-il.

«Notre premier choix est le centre-ville, car nous voulons poursuivre le développement amorcé depuis plusieurs années avec la Place du Citoyen et divers autres projets. L'arrivée des organismes culturels permettrait de mettre de la vie au centre-ville, de l'animer et d'avoir des gens qui seraient là le soir et les fins de semaine. C'est pour cette raison que la bâtisse la plus probable serait celle du Carrefour Racine, mais pas à n'importe quel prix», dit-il.

Jean Tremblay précise que le promoteur devra offrir des conditions comparables à ce qui est offert ailleurs. Et il entend écouter les offres qui pourraient provenir d'autres organisations.

Dans l'éventualité d'une entente avec le Carrefour Racine, qui est toujours possible, le maire croit que ça pourrait inciter Paul Boivin à réaliser les investissements prévus au bâtiment, qui s'élèverait entre 10 et 15 millions$.

Par ailleurs, Jean Tremblay a rapidement mis de côté l'idée d'envoyer les organismes culturels dans les locaux vacants du couvent des soeurs du Bon-Conseil. Il estime les coûts de rénovation et de mise aux normes trop élevés et ajoute que l'endroit n'est pas très propice pour y amener la clientèle. L'option a été écartée rapidement.

«Nous y avons pensé au début, mais nous nous sommes aperçus qu'il n'y avait que des inconvénients. Il y avait des travaux estimés au minimum de sept millions$ et ça aurait pu monter à 10 millions$. Le loyer a beau être un peu moins cher, lorsque tu dois investir autant d'argent, ce n'est pas avantageux.»

«C'est aussi difficile d'accès pour les jeunes. Il y a des côtes, pas beaucoup de stationnements. Et ça ne permettait pas de mettre de la vie dans le centre-ville», indique-t-il.

Pas question de gérer les élections

Jean Tremblay n'entend pas s'immiscer dans la prochaine campagne électorale de Saguenay. Il va la suivre de près, en viendra à donner son appui à un candidat du Parti des citoyens de Saguenay, mais ne veut pas en faire davantage.

«Je ne vais pas gérer les prochaines élections. Il y a un président au parti et c'est à lui de voir à ça. Le maire sortant n'a pas à gérer la campagne à venir, ni directement ni indirectement. Ce serait mal vu de m'en mêler. Quand ton tour est fait, il est fait. On laisse la place aux autres.»

«Je ne sais pas qui ferait le meilleur dauphin. J'espère qu'il y aura une campagne à la chefferie et il y a 95 pour cent des chances que j'appuie celui qui sera choisi au sein du parti.»

«Il m'arrive d'avoir des réflexions sur des candidats, c'est la vie. Mais ça ne veut pas dire que l'on gère. Le président et le conseil d'administration du parti ont assez de personnalité pour gérer eux-mêmes. Moi je peux jaser en prenant un café, mais c'est tout», ajoute-t-il.

Jean Tremblay dit avoir quelques noms en tête pour prendre la tête du parti, mais il ne le fera pas publiquement. Il a mentionné qu'il y avait des gens intelligents. Sans lui en avoir parlé, le maire a songé à Marc Denis (ancien gardien de buts des Saguenéens de Chicoutimi et analyste de hockey à RDS). Il serait un bon candidat, selon lui, mais il sait qu'il ne se présentera pas.

«Je ne sais pas qui sera le candidat du Parti des citoyens de Saguenay. Une chose est certaine, je vais voter. Comme Jean Chrétien a appuyé Justin Trudeau, car je ne l'aurais pas vu appuyer Stephen Harper. Même chose pour Bernard Landry, qui a dit qu'il appuierait M. Lisée. Je ne dis pas que je n'interviendrai pas, mais je ne veux pas gérer la campagne électorale», a précisé le maire.

Sur le développement domiciliaire, le maire n'a pas l'intention d'empêcher un promoteur de réaliser un projet résidentiel s'il en a le goût.

Le maire convient que la situation actuelle n'est pas idéale, surtout qu'il y aurait plusieurs centaines de bâtiments à vendre à Saguenay actuellement. «Notre rôle n'est pas d'interdire de se construire, même dans de nouveaux secteurs. Nous ne sommes pas là pour gérer le marché. Le ralentissement immobilier et économique n'est pas plaisant, mais ce n'est pas la première fois que ça arrive», indique-t-il.

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