Travaux réalisés pour le Festival forestier

Saguenay devra payer Construction Unibec

L'aménagement d'un terrain destiné à accueillir un chapiteau... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'aménagement d'un terrain destiné à accueillir un chapiteau pour le Festival forestier a obligé l'entrepreneur, Construction Unibec, à entreprendre des procédures légales pour se faire payer par Saguenay.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Saguenay est condamnée à payer plus de 148 000 $ à l'entrepreneur Construction Unibec, de Dolbeau-Mistassini, pour des travaux réalisés en urgence pour la 18e édition du Festival forestier de Shipshaw en 2013.

Dans une décision rendue le 3 octobre, le juge Gratien Duchesne, de la Cour supérieure, donne droit à la réclamation déposée par Unibec à la suite de travaux exécutés pour l'aménagement d'une aire de stationnement près du Centre multiservice de Shipshaw.

Au printemps 2013, Saguenay annonce la tenu du Festival forestier pour la fin de semaine de la fête du Travail du 30 août au 1er septembre avec la présence d'un chanteur country réputé.

La Ville s'entend avec la compagnie Gémel pour la conception du projet et la surveillance des travaux. Le 14 mai, lors des travaux, la Ville demande à Gémel d'émettre une directive pour aménager une aire asphaltée en périphérie afin de recevoir les festivaliers et un chapiteau.

Une soumission est déposée le 25 juin au montant de 148 588 $ et l'autorisation de la direction générale est accordée pour les travaux le 18 juillet, après autorisation par le comité exécutif le 11 juillet. La directive de chantier ne prévoit pas l'ajout de sable pour rehausser le terrain.

À trois semaines de la tenue du festival, l'ingénieur et chargé de projet demande à Unibec de transporter entre 600 et 700 voyages de sable sur le site. La preuve a démontré que le chantier voguait en mode urgence.

Le conseiller municipal de l'époque, Fabien Hovington, mettait de la pression pour accélérer les travaux. Une facture de 297 241 $ est alors émise à la Ville, soit 148 652 $ de plus que la première soumission.

Le juge Duchesne a eu à trancher afin de déterminer si la directive émise contenant la description des travaux avait occulté le remblayage du terrain et si l'entente modificatrice relative aux travaux de transport de sable à compter du début du mois d'août est intervenue.

Dans son jugement, le juge Duchesne a passé en revue les articles du Code civil et la jurisprudence ayant trait aux contrats de même que les témoignages entendus.

Des témoignages énigmatiques, des mémoires défaillantes, des réponses brèves et sèches de certains témoins convainquent le juge que l'attitude de la Ville dans ce dossier n'est pas imprégnée de la plus entière bonne foi d'autant plus qu'un peu de pression politique et une bonne dose d'urgence ont transformé le tout en procès.

« La preuve des écrits défavorables à la Ville et les présomptions graves, précises et concordantes découlant des silences et des témoignages contradictoires préjudiciables à la Ville, sur fond de mauvaise foi, convainc le Tribunal que selon la balance des probabilités, la ville a consenti verbalement aux travaux litigieux et les a ratifiés par de l'aveuglement volontaire », conclut le juge.

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