Josée Néron questionne les agissements de la Ville

La chef de l'opposition et conseillère municipale Josée... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La chef de l'opposition et conseillère municipale Josée Néron.

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Selon l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Saguenay a confié à l'École de musique de Chicoutimi le mandat de diriger la relocalisation de cinq OSBL dans le seul but d'éviter de se soustraire à la loi et d'aller en soumission publique et ainsi permettre le déménagement de ses organismes dans les locaux du promoteur privé Paul Boivin, situés dans le même immeuble que le CSLC sur la rue Racine.

La chef de l'opposition et conseillère municipale, Josée Néron, a tenu un point de presse, mardi matin, dans une partie de la maison mère de la Congrégation des soeurs du Bon-Conseil de Chicoutimi, pour dénoncer les agissements de la Ville. En contrepartie, la conseillère propose que les cinq organismes soient relocalisés dans une partie de l'immeuble appartenant à la congrégation pour ainsi permettre aux contribuables de sauver 10$ du pied carré en loyer pour une superficie d'au moins 40 000 pieds carrés.

«La Ville a encore signé un protocole d'entente en secret pour ne pas avoir à se soumettre à la loi. On préfère envoyer ces organismes dans le privé avec des coûts beaucoup plus importants qui sont assumés par la Ville avec des subventions annuelles. Selon nos vérifications, le prix de base du loyer sera de l'ordre de 15 à 20$ du pied carré dans l'immeuble de M. Boivin au lieu de 5 à 6$ pour l'immeuble du Bon-Conseil. Aucune municipalité au Québec ne se comporterait de cette façon en logeant des OSBL dans un immeuble privé», insiste la conseillère municipale.

Elle enchaîne en insistant sur l'échec du projet de Paul Boivin à qui la Ville a cédé un stationnement à étage ainsi qu'une partie de l'immeuble accueillant le CLSC. La chef de l'opposition rappelle que la Ville, en plus de vendre l'immeuble, a cédé son premier rang de créancier qui lui permettait de reprendre l'actif si les choses tournent mal. «La Ville n'a jamais protégé les contribuables et, aujourd'hui, on assiste à de nouvelles décisions prises en secret pour tenter de corriger une chaîne d'erreurs qui risquent de coûter encore plus cher aux contribuables.»

Josée Néron était accompagnée de représentantes de la congrégation. Ces dernières n'ont jamais été en mesure d'établir de véritables discussions avec la Ville pour évaluer la possibilité d'accueillir les OSBL. L'immeuble proposé a été érigé en 1956. Il comprend des salles de grande dimension qui pourraient très bien servir de studio de danse et autres locaux pour desservir des organismes culturels. Ils auraient de plus accès à un vaste auditorium ainsi que des locaux pour les classes théoriques.

Selon soeur Janine Lapierre, la congrégation procéderait par la création d'une fiducie d'utilité sociale. L'immeuble deviendrait donc un bien cédé à long terme pour permettre d'héberger des organismes à but non lucratif qui oeuvrent de façon indirecte dans le monde de l'éducation. La religieuse considère qu'il s'agirait d'une façon pour la congrégation de poursuivre son oeuvre d'éducation auprès de la population.

Interrogée sur les relations de la congrégation avec la Ville, soeur Lapierre s'est contentée de dire qu'il y avait eu des appels téléphoniques. La congrégation vise un projet majeur pour offrir à la collectivité les 150 000 pieds carrés dont elles disposent et qui ne sont pas utilisés pour le moment. Il y a également en plan un projet de regroupement des archives avec la société historique et les Archives nationales du Québec. La réalisation de ce projet nécessiterait des rénovations pour la mise aux normes, mais le ministère des Affaires culturelles a déjà fait savoir qu'il était disposé à étudier sérieusement le projet. 

Le dossier a aussi été déposé au ministre responsable de la région et premier ministre Philippe Couillard qui a démontré une certaine ouverture. Québec n'a toutefois pas les pouvoirs de passer outre la Ville pour relocaliser les OSBL.

Outre la question financière, Josée Néron soulève un problème de sécurité pour les jeunes enfants qui devront fréquenter l'immeuble de Paul Boivin, car l'édifice est situé dans un secteur de la ville «qui n'est pas nécessairement un bon endroit pour un enfant de 8 ou 9 ans qui attend ses parents sur le trottoir».

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