Bientôt le silence radio

Les nouveaux appareils de télécommunications de la Sécurité... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Les nouveaux appareils de télécommunications de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ont été installés dans les voitures. Pour l'instant ils sont configurés avec les ondes traditionnelles. Ils devraient utiliser le système crypté très prochainement.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Les nouveaux appareils de télécommunications de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) sont en place dans les autopatrouilles. D'ici à quelques semaines, l'ensemble des patrouilleurs devrait travailler avec un système d'ondes crypté.

Il ne sera donc plus possible, pour les détenteurs d'un balayeur d'ondes (scanner), d'entendre les échanges entre agents de le paix et leur centrale.

Au début de l'année, la firme montréalaise Pierre Lebel et associés a produit un rapport à ce sujet, à la demande de la Ville, qui songeait à acquérir de nouveaux équipements. Les radiopolices de la SPS, désuètes, devaient être remplacées, tout comme le système de télécommunications des pompiers et de certains employés municipaux. C'est d'ailleurs le directeur d'Hydro-Jonquière qui a piloté ce dossier au nom de Saguenay.

Les policiers municipaux demandaient le renouvellement du système depuis longtemps et une plainte a été déposée à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESSST) en 2014 par le syndicat. La SPS est l'un des derniers grands corps policiers de la province à utiliser un système radio dont les ondes ne sont pas brouillées.

Les nouveaux équipements, des radios Kenwood à la fine pointe de la technologie, ont été acquis cette année auprès de la firme Orizon Mobile, au coût de 3 millions$. Près de 600 appareils doivent être installés, a précisé le directeur des communications de Saguenay, Jeannot Allard.

«L'implantation est en phase d'essais internes pour quelques semaines. Dès que faits, nous ferons une expérience pilote sur le terrain pour quelques semaines encore. Si tout va bien, l'implantation totale se fera d'ici la fin de l'année», mentionne-t-il.

Une nouvelle donne

Dans quelques semaines, les journalistes affectés à la couverture des faits divers ne pourront plus avoir recours au «scanner» pour obtenir des informations lorsqu'un événement impliquant les agents de la SPS survient sur le territoire de la Ville.

Pour communiquer avec la population et les journalistes, le service de police de Gatineau, une ville comparable à Saguenay, s'est tourné vers les réseaux sociaux. Cette façon de faire permet de diffuser des informations précises en temps réel et d'éviter les dérapages. Gatineau a été l'une des premières villes québécoises à autoriser son service de police à être actif sur les réseaux sociaux. Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) vient de faire son entrée sur Twitter.

Cette façon de faire ne semble toutefois pas figurer dans les cartons de la Ville à court terme, malgré des présentations faites en ce sens par la SPS.

«Quant à Facebook et Twitter, oui ça viendra aussi éventuellement, mais il n'y a rien de concret encore pour l'instant», a fait valoir Jeannot Allard.

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