Les actifs d'Intégr-Al chez un syndic

Pexal Tecalum Canada... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Pexal Tecalum Canada

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les actifs de l'entreprise Intégr-Al, l'un des partenaires et actionnaires de l'usine d'extrusion almatoise Pexal Tecalum Canada, ont été remis entre les mains du syndic de faillite Fabien Tremblay, le 13 septembre dernier, en raison d'une dette impayée aux créanciers garantis et non garantis de 1,7 million$.

L'entreprise dont étaient actionnaires Sylvain Gagnon et Dany Gagnon était spécialisée dans la découpe au jet d'eau et l'usinage sur profilé d'extrusion d'aluminium. Elle oeuvrait en sous-traitance pour l'usine d'extrusion Pexal Tecalum Canada qui fait face présentement à une crise de gouvernance.

Les biens de l'entreprise confiés au syndic Fabien Tremblay comprennent une créance garantie de 442 237$ à la Caisse populaire Desjardins d'Alma, une autre de 250 000$ à Filaction, un des bras financiers de Fondaction de la CSN, ainsi qu'un montant de 58 043$ dû à Sylvain Bergeron.

La liste des créanciers non garantis montre que ce sont les organismes de financement gouvernementaux qui risquent de perdre le plus. Parmi eux se trouve le Centre local de développement Lac-Saint-Jean-Est pour un total de 549 000$, Développement économique Canada (147 130$) ainsi que le ministère du Développement économique et de l'Innovation pour une part de près de 120 000$.

En entrevue au Quotidien, jeudi après-midi, Sylvain Gagnon, président d'Intégr-Al, a mentionné que l'entreprise n'est pas officiellement en faillite. Il a précisé que des discussions sont en cours afin de procéder à la vente de certains équipements.

Interrogé sur les motifs ayant conduit à cette situation financière délicate, M. Gagnon affirme que les retards accumulés dans la livraison de l'usine Pexal Tecalum ont joué un rôle dans la mauvaise situation financière d'Intégr-Al. «Dans la mécanisation des extrusions, on n'était pas décollés. Il a fallu un an pour que ça démarre. La situation de Pexal a fait en sorte que ça a arrêté des jobs. C'est très dommage parce qu'on avait une belle usine et qu'on fait ça pour créer des emplois.»

Il précise qu'un contrat d'usinage de pièces obtenu auprès de Volvo a été perdu et que tout est à recommencer. «Dans la région ici, on est étouffés par les financiers. Des entreprises en opération depuis 20 à 22 ans se font serrer.»

M. Gagnon a conclu que des discussions sont toujours en cour afin de réorganiser et relancer les activités des entreprises. Rappelons qu'Intégr-Al est actionnaire à 17% de Pexal Tecalum.

Certaines sources nous ont indiqué que la mise en faillite éventuelle d'Intégr-Al n'aurait pas d'impact sur les activités de Pexal puisque d'autres sous-traitants seraient en mesure d'effectuer le même travail d'usinage.

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