Un débat sur la décentralisation

L'ex-député péquiste de Roberval Denis Trottier... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'ex-député péquiste de Roberval Denis Trottier

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Louis Potvin
Le Quotidien

L'ex-député péquiste Denis Trottier veut faire bouger les choses. Il estime que l'avenir des régions passe par la décentralisation.

Il veut susciter le débat en lançant un site Internet qui propose des solutions. «Je suis très inquiet pour l'avenir des régions. La grande centralisation des gouvernements et des entreprises va nous conduire à notre disparition. Il faut changer ce modèle pour assurer l'avenir de nos régions. Je veux donc en parler pour que les choses changent, c'est ma façon de faire de la politique autrement», mentionne Denis Trottier.

Il y a quelques jours, l'ex-député péquiste de Roberval a lancé le site Internet Option région où l'on retrouve un blogue et surtout une émission hebdomadaire intitulée Samedi on change le monde. «Je suis un idéaliste et je veux essayer de changer les choses. En 1982, je pensais que ça prendrait 10 ans pour réussir à décentraliser les pouvoirs et convaincre les gens à être plus régionalistes, rien ne s'est passé. Je continue dans cette voie. J'ai investi beaucoup d'argent pour ce média Web et j'espère que ça va fonctionner», mentionne-t-il.

Celui qui se décrit comme un journaliste de solution pense que la défense du régionalisme passe par les médias. Il s'indigne que les questions régionales ne se retrouvent pas dans les médias nationaux. «On ne parle jamais de nous; de nos enjeux. Une chance que nous avons nos médias comme Le Quotidien. Mais s'il n'y a plus d'avenir dans la région, il n'y aura plus d'avenir pour les médias régionaux. Il faut que la décentralisation revienne dans l'actualité et il faut en parler et obliger les élus à se compromettre», lance Denis Trottier.

C'est pour cette raison qu'il veut rencontrer les partis politiques pour leur partager sa vision et ainsi tenter de les convaincre de mettre dans leur plate-forme des propositions de décentralisation de pouvoir. Aussi, il va inviter les candidats à la mairie en 2017 à mettre dans leur engagement l'aspect d'exiger plus de pouvoirs dans les localités et forcer les gouvernements à la décentraliser.

«Ce n'est pas normal qu'un ministère comme celui de la forêt soit à Québec. Il faut que les décisions qui touchent les régions soient prises par des gens de la région. Ce n'est pas aux gens des grands centres à prendre des décisions pour nous», illustre-t-il.

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