Une étape à la fois

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Le titre de Personnalité du mois d'octobre 2016 Le Quotidien/Radio-Canada est décerné au fondateur et copropriétaire de la Voie Maltée, Daniel Giguère. Lancée en 2002 à Jonquière, la première microbrasserie de la région est toujours en expansion. Peu à peu, la Voie Maltée se taille une place de choix parmi la population québécoise, tant en ouvrant de nouveaux restaurants hors du Saguenay-Lac-Saint-Jean qu'en recevant des prix prestigieux à l'international.

Lorsqu'il a lancé son entreprise il y a un peu plus de dix ans, Daniel Giguère ne s'attendait pas à obtenir autant de succès.

En fait, le président directeur général de la Voie Maltée raconte que chaque nouvelle étape, chaque nouveau projet, s'est présentée à lui parce que le marché était présent.

«On ne peut pas prévoir à long terme, surtout dans le domaine de la restauration. Je ne savais pas, en 2002, que j'allais faire une usine avant que je la fasse. Avant d'ouvrir un restaurant à Chicoutimi, je ne savais pas que j'allais ouvrir à Chicoutimi. C'est le marché qui me dit quoi faire et quand je dois le faire», raconte M. Giguère.

Toutefois, ce dont il est le plus fier, ce qu'il apprécie le plus dans son métier, est d'être capable de créer de la richesse et de bons emplois pour la population, en plus de répondre aux besoins de la clientèle.

«Si le sentiment d'appartenance est aussi fort après tout ce temps, c'est que je crois que les clients sont capables de voir comment on gère leurs sous lorsqu'ils nous encouragent. Ils en ont pour leur argent», ajoute-t-il.

Par ailleurs, plusieurs défis restent, en particulier celui de continuer à éduquer la population sur les bières artisanales. «Quand j'ai commencé, on me demandait toujours de servir de "vraies bières". Ici, une bière, ce n'était pas servi dans un verre! Ç'a changé, mais il faut encore en faire.»

De grands projets

Daniel Giguère est loin d'avoir terminé l'expansion de la Voie Maltée. Même si, finalement, le projet d'ouvrir un restaurant à Lévis ne se concrétisera pas, plusieurs autres options sont envisagées par le fondateur.

«On double notre production à l'usine. On est en train de travailler à faire l'exportation de notre bière dans le reste du Canada et aux États-Unis. On va peut-être ouvrir un nouveau restaurant dans la région ou à Québec, je ne sais pas encore», raconte M. Giguère.

Selon lui, c'est important pour son entreprise de n'avoir qu'un seul gros projet par année, pour ne pas tout faire du même coup.

Quant à une éventuelle ouverture sur la Rive-Sud de Québec, Daniel Giguère n'y ferme pas la porte. «Les prévisions montraient que ce n'était pas viable pour ce type de projet présentement. Ç'a avorté, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de projet sur la Rive-Sud un jour. L'argent est dans le compte, et il va falloir en faire quelque chose.»

«J'ai toujours cru en moi»

Petit, Daniel Giguère était loin de se douter qu'il serait fondateur d'une microbrasserie plus tard. Il avoue qu'il n'était pas très doué à l'école à cause d'un TDA (trouble du déficit d'attention) et qu'il ne savait pas ce qui l'intéressait. Maintenant, il vit de sa passion.

«Toute ma vie, les gens m'ont dit que je ne réussirais pas, mais j'ai toujours cru en moi. Dès que j'ai plongé dans ma passion de créer et de fabriquer de la bière, j'ai croqué dans la vie», raconte le fondateur.

En fait, c'est de fil en aiguille qu'il en est venu à créer la Voie Maltée. «En 89, mes parents avaient un commerce de concentré de vin et de bière. J'ai travaillé pour eux : je comptais les bouchons de liège. Peu à peu, j'ai commencé à faire des brassins maison, des recettes avec des concentrés. C'était dégueulasse!», se souvient-il.

Malgré tout, il a peaufiné ses connaissances et a finalement ouvert un commerce comme celui de ses parents. Selon lui, c'est en écoutant ces clients qu'il a eu l'idée d'ouvrir une microbrasserie.

«Après quelques années, je me suis rendu compte que je faisais plusieurs brassins spéciaux pour mes clients. Alors j'ai fermé mon commerce en 2000, j'ai travaillé mon plan d'affaires, et j'ai ouvert la Voie Maltée en 2002», ajoute-t-il.

Par ailleurs, il estime que la formation en finances qu'il a suivie à l'école l'a bien aidé. «Mon père m'a toujours dit "Dan, dans la vie, il faut savoir compter". Alors j'ai étudié en finances à l'université, et en fiscalité par après. Quand j'ai ouvert la Voie Maltée, je savais à quoi m'attendre», conclut-il.

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