Les professionnels des CLSC manifestent

Les professionnels de sept CLSC de la région... (Photo Le Quotidien, Isabelle Tremblay)

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Les professionnels de sept CLSC de la région ont manifesté, jeudi midi.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Les professionnels des centres locaux de services communautaires (CLSC) des quatre coins de la région dénoncent le transfert imminent d'une quarantaine de leurs collègues vers les groupes de médecine de famille (GMF).

Les employés de sept CLSC du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont manifesté leur insatisfaction, jeudi midi, devant les établissements respectifs.

Ils estiment que le plan du gouvernement Couillard constitue une réelle menace pour l'accessibilité et la qualité des services à la population. Selon eux, cela risque aussi d'avoir un effet dévastateur sur le suivi des patients. 

« Les GMF sont des entreprises privées. Notre crainte, c'est que tranquillement, les services dans le secteur public soient amoindris et que les gens soient obligés d'aller vers le privé. Les personnes les plus vulnérables ont besoin des CLSC et il est plus difficile pour eux de se payer des services au privé », déplore Manon Tremblay, présidente de l'exécutif local de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

Le transfert des professionnels débutera le 31 octobre. Ces personnes ne savent toujours pas ce qu'il adviendra de leurs patients. 

« Ce sont uniquement les patients inscrits à ces GMF qui auront la possibilité de recevoir les services de nos intervenants. Ils ne veulent pas remplacer nos intervenants qui partent vers les GMF. Nous, on dit qu'il y a peut-être 50 % de la population qui n'aura plus de services parce qu'elle ne sera pas inscrite à ces GMF », poursuit Mme Tremblay.

« La prévention est également primordiale, ajoute Lynn Brie, responsable de l'APTS dans la région. Toutes les études confirment que la pauvreté, l'absence de réseau social ou familial, par exemple, nuisent à la santé. C'est précisément sur ces facteurs de risque que les professionnels des CLSC travaillent. Couper dans ces centres, c'est encore une fois négliger les plus vulnérables. Et pourquoi ? Pour répondre aux attentes des médecins ! Nous ne l'acceptons pas. »

« Gaétan Barrette n'aime pas les CLSC. À de nombreuses reprises, il a critiqué durement ce modèle unique en son genre, parlant même d'échec. À l'APTS, nous croyons au contraire qu'ils remplissent une mission essentielle et nous entendons les défendre », conclut la porte-parole syndicale.

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