Vives inquiétudes à l'Anse-à-Pelletier

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Environ 80 personnes s'étaient déplacées à la Salle multifonctionnelle de Saint-Fulgence.

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Pascal Girard
Le Quotidien

L'Agence canadienne d'évaluation environnementale (ACEE) tenait hier une soirée de consultation publique sur l'étude d'impact déposée par Port Saguenay en vue de construire un terminal maritime sur la rive nord du Saguenay destiné au projet minier d'Arianne Phosphate. Visiblement, le projet soulève encore bien des questions auprès des citoyens les plus touchés directement, soit ceux de l'Anse-à-Pelletier.

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Pas moins de neuf experts et intervenants avaient été dépêchés pour recueillir les préoccupations des gens présents.

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Environ 80 personnes avaient pris place à la Salle multifonctionnelle de Saint-Fulgence pendant près de quatre heures mercredi soir. Après une présentation par le directeur général de Port Saguenay, Carl Laberge, les gens étaient invités à poser des questions au promoteur et également à la table d'experts réunis pour l'occasion. En plus d'une représentante de l'ACEE, il y avait notamment des gens de Parcs Canada, Pêche et Océans Canada, Environnement et changements climatiques Canada, Transports Canada, la Garde côtière et même un pilote de navire. Du côté du gouvernement québécois, une fonctionnaire du ministère du Développement durable, de l'Environnement et Lutte contre les changements climatiques (MDDELC) avait été déléguée.

La mission des experts présents était de recueillir les préoccupations pour les guider dans leur analyse de l'étude d'impact. Ultimement, l'ACEE réalisera une ébauche d'évaluation environnementale qui sera soumise à une autre consultation publique avant la décision ministérielle.

À quelques reprises, Geneviève Bélanger, de l'ACEE, a spécifié qu'une question précise serait analysée à la suite des interventions du public. Ce fut notamment le cas à la suite d'une question de Madeleine Bouchard, une résidante de l'Anse-à-Pelletier. Elle s'inquiétait de l'impact sur son eau de puits de la route d'accès qui sera construite. Michèle Tremblay, du MDDELC, a révélé que cet aspect avait été omis dans l'étude du promoteur.

Le bruit et le paysage

Les autres préoccupations principales ont eu trait aux impacts sonores et visuels de la construction et de l'opération du nouveau port. Daniel Lord, du Collectif de l'Anse-à-Pelletier, s'est interrogé sur le niveau sonore. Il a indiqué qu'il se trouve à 7 kilomètres de port de Grande-Anse et qu'il peut parfois très bien entendre les génératrices des navires. Or, il demeure à 2 km du lieu projeté. Le promoteur, par l'entremise de Jean Lavoie de la firme WSP qui a réalisé l'étude, a alors indiqué que leurs analyses permettaient d'affirmer que l'impact serait minime.

Daniel Lord a ensuite interrogé la représentante de l'ACEE pour lui demander ce qui arriverait si les simulations informatiques préparées par le promoteur s'avéraient non conformes à la réalité. Geneviève Bélanger a répondu que les exigences sonores pourraient faire l'objet de conditions exécutoires dans la réalisation du projet.

Hélène Bougie, l'architecte paysagiste qui a contribué à l'étude d'impact du promoteur, a admis que l'impact visuel serait majeur pour l'Anse-à-Pelletier et les résidants du chemin des Battures à La Baie. Une paroi rocheuse de plus de 60 mètres de haut et deux silos d'une cinquantaine de mètres de haut sont les principaux irritants. Des mesures d'atténuation ont été proposées, comme de planter des vignes sur la paroi rocheuse et de peindre les silos en vert.

Sur la question des poussières, Carl Laberge a indiqué que le concentré d'apatite extrait par Arianne Phosphate serait toujours transbordé dans un espace fermé, que ce soit de son arrivée par camion jusqu'à son chargement dans le navire. «Tous les efforts sont mis, car c'est un produit fin et sec», a-t-il annoncé.

En plus des résidants de l'Anse-à-Pelletier, quelques Fulgenciens sont intervenus pendant les trois heures dévolues aux questions. Il y a eu également des interventions de la part d'organismes comme l'Organisme de bassin versant du Saguenay et le Conseil régional de l'environnement du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le maire de Sainte-Rose-du-Nord, Laurent Thibeault, avait ouvert la période de questions en affirmant que le conseil municipal était en faveur du projet tout comme une grande majorité des Roserains.

Bélugas

Bien que la situation concernant les bélugas a été largement traitée dans les médias récemment, elle a fait l'objet de relativement peu de questions. Il a été notamment possible d'apprendre qu'une surveillance visuelle serait faite durant la construction et que les travaux seraient stoppés si un mammifère marin s'approchait à moins de 600 mètres du site

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