Le ministère enquête sur la dispersion d'alumine

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La porte-parole régionale de Rio Tinto, Xuan Lan vu.

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Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) a ouvert un dossier après la dispersion d'alumine à La Baie due à une défaillance du centre de traitement des gaz de Rio Tinto, vendredi dernier. La compagnie pourrait s'exposer à une amende si elle a manqué aux lois et règlements du gouvernement, après les vérifications qui sont en cours.

La responsable des communications du ministère, Sophie Gauthier, relate qu'Urgence-Environnement a reçu un appel de Rio Tinto le 30 septembre à 11h30. Un intervenant s'est alors rendu à l'usine Grande-Baie et dans le voisinage, où il a constaté le dépôt de la poudre blanchâtre. Celle-ci se serait échappée durant le rejet des gaz qu'elle sert normalement à purifier.

Rio Tinto a alors déclaré «qu'elle prenait en charge les travaux de nettoyage et le suivi requis auprès des citoyens impactés», poursuit Mme Gauthier dans une communication écrite au Quotidien. La porte-parole de Rio Tinto, Xuân-Lan Vu, a aussi tenu à rassurer la population via les médias, en soutenant que le produit n'était pas dangereux pour la santé ou l'environnement.

Dimanche, des citoyens mécontents ont rappelé Urgence-Environnement, dont l'intervenant s'est rendu sur ces autres propriétés. Rio Tinto était encore en train de rencontrer les propriétaires concernés. Lundi, des représentants de la direction régionale du Centre de contrôle environnemental et de la Direction de l'analyse et de l'expertise se sont aussi rendus sur place. Ils ont inspecté les équipements de l'usine et interrogé les responsables de l'entreprise pour documenter le dossier et en savoir plus sur les causes de l'incident.

«La direction régionale assure un suivi serré auprès de Rio Tinto afin de s'assurer que toutes les mesures soient mises en place pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise, explique Sophie Gauthier. Si, à la lumière des vérifications faites par le ministère, un manquement à ses lois et règlements est constaté, celui-ci sera traité selon le cadre général d'application de la loi.»

La Loi sur la qualité de l'environnement indique notamment que nul ne doit émettre dans l'environnement un contaminant dont la présence est susceptible «de porter atteinte à la vie, à la santé, à la sécurité, au bien-être ou au confort de l'être humain, de causer du dommage ou de porter autrement préjudice à la qualité du sol, à la végétation, à la faune ou aux biens». Elle prévoit également des sanctions en cas d'infraction.

En mai 2015, la multinationale a été condamnée à payer une amende de 150 000 $ pour la dispersion de poussière de bauxite à Arvida, ce qu'on a appelé l'épisode de la neige rouge en janvier 2013. À ce moment, Urgence-Environnement avait précisé que le niveau de toxicité n'était pas préoccupant, mais que cet incident était tout de même inacceptable pour la population.

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