Manif dans les couloirs du CIUSSS

Des déléguées syndicales de la Fédération interprofessionnelle de... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

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Des déléguées syndicales de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec ont manifesté dans les locaux du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux, mercredi, pour revendiquer un meilleur traitement salarial pour les infirmières bachelières oeuvrant au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Une vingtaine de déléguées syndicales de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ont manifesté dans les couloirs du siège social du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS), mercredi après-midi. Elles ont scandé des slogans, accolé des affiches sur les murs et réclamé une rencontre avec la direction des soins infirmiers afin que le CIUSSS reconnaisse systématiquement le baccalauréat pour les infirmières.

En entrevue, Martine Côté, présidente du Syndicat des professionnelles du centre de santé de Chicoutimi, accompagnée d'Audrey Blackburn, du syndicat Lac-Saint-Jean-Est, a expliqué que les 600 infirmières cliniciennes qu'elles représentent sont déçues de ne pas pouvoir bénéficier d'une pleine reconnaissance de leur formation universitaire en dépit de la signature de nouvelles conventions collectives en juin dernier. Cette situation fait en sorte, selon la partie syndicale, que des infirmières sont placées en situation d'incertitude et hésitent à accepter des postes dans la région et songent à aller travailler dans d'autres régions où cette reconnaissance est acquise. « Depuis juillet, nous avons tenu de multiples rencontres avec la direction, mais nous sommes incapables d'obtenir une décision. On nous dit qu'il faut attendre qu'un portrait de situation régionale soit réalisé avant d'avoir une réponse », affirme Mme Côté.

Mme Côté a mentionné que le dossier de la reconnaissance des infirmières cliniciennes représente des différences de 0,40 $ à 1,45 $, mais qu'il s'agit surtout d'une question de principe. « L'employeur a le beau rôle : en ne reconnaissant pas systématiquement le baccalauréat, il profite de la qualification, de la formation et de l'expertise d'une infirmière, mais sans la rétribuer à sa juste valeur », ajoute-t-elle.

Le petit groupe de manifestantes s'est dirigé vers les bureaux de la direction générale. Il a reçu la visite de l'adjoint de la présidente-directrice générale, Jean-François Saint-Gelais, qui les a informées que la direction des ressources humaines était à Alma. M. St-Gelais a souligné que la direction n'avait pas été avisée par la partie syndicale de la présence d'une manifestation à l'intérieur des murs du CIUSSS, ce qui aurait permis de dégager des gens de la direction des ressources humaines et qu'il était prêt à entendre leur message pour le transmettre.

En point de presse, M. St-Gelais a déclaré que si le problème était facile à régler, ce serait déjà chose faite. « Avant la création du CIUSSS, nous avions trois établissements qui fonctionnaient selon certains principes et trois autres qui fonctionnaient d'une autre façon. On va respecter les conventions collectives, c'est clair. La première chose est qu'on doit travailler pour avoir des interprétations cohérentes. Nous avons une orientation d'organisation à prendre », dit-il, ajoutant que le CIUSSSS constitue désormais un seul établissement de santé et qu'il n'est pas question de fonctionner à géométrie variable.

Outre ces considérations, M. St-Gelais mentionne que des questions financières entrent en jeu, au même titre que le maraudage syndical actuel qui vise à attirer le plus de membres possible.

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