Mort d'un motoneigiste: est-ce que l'alcool est en cause?

Le motoneigiste Stéphane Girard est accusé de conduite... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le motoneigiste Stéphane Girard est accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, mais son avocat Me Dominic Bouchard tentera de démontrer que l'accident mortel aurait pu tout de même se produire même sans alcool dans le sang.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, devra déterminer si le fait que le motoneigiste Stéphane Girard conduisait son véhicule de loisir en état d'ébriété a causé la mort de son ami Michel Gagnon, qui se faisait remorquer sur sa propre motoneige.

Le procès de l'homme de 43 ans de Jonquière s'est ouvert, mercredi, au Palais de justice de Chicoutimi. Me Sébastien Vallée, du ministère public, prévoit faire entendre une douzaine de témoins au cours des prochains jours. Me Dominic Bouchard, en défense, n'a pas déterminé s'il fera témoigner son client.

Girard est accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort de son compagnon de motoneige, le soir du 27 mars 2015.

Le duo se trouvait dans un sentier de motoneiges lorsque le véhicule de la victime est tombé en panne. Devant cet état de fait, Girard a pris la décision de remorquer la motoneige de son ami.

Quelques instants plus tard, Girard s'est rendu compte que la machine de son copain venait de heurter un arbre et que ce dernier était décédé à la suite de la collision.

Lorsque les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) sont arrivés sur les lieux, ils ont constaté que Girard présentait des symptômes de facultés affaiblies par l'alcool. Les tests effectués au quartier général de la SPS ont démontré des taux de .151 et .157.

Stéphane Girard a déjà été condamné à quatre reprises pour des dossiers de conduite avec les facultés affaiblies et était sous une ordonnance d'interdiction de conduire au moment de l'accident.

Premiers arrivés

Au premier jour du procès, Me Vallée a fait entendre les deux premières personnes arrivées sur les lieux de l'accident, soit Jeannot Pelletier et sa conjointe Sylvie Lalancette.

Le couple s'est déplacé dans le sentier de motoneiges lorsqu'ils ont aperçu un homme faire des signes de détresse. Ils se sont arrêtés et ont entendu Stéphane Girard dire qu'il avait eu un accident et que son ami était mort.

M. Pelletier est reparti vers le dépanneur Le Balladeur, à Lac-Kénogami, afin d'appeler des secours. Pendant ce temps, Mme Lalancette a pris soin de Girard.

À eux, mais aussi aux policiers et aux autres témoins, Stéphane Girard a raconté qu'il traînait la motoneige de son ami, lorsque celui-ci n'a pas suivi dans la courbe et a perdu le contrôle de son véhicule puis frappé un arbre.

La serveuse du bar La Grenouille, Meggie Pilote-Girard, filleule de l'accusé, a confirmé que son parrain et la victime ont consommé deux grosses bières et deux shooters de Grand Marnier durant leur passage de quelques heures au bar.

Si les premiers témoins n'ont pas parlé de l'état d'ébriété de Girard, la policière stagiaire, Gabrielle Gagnon, a remarqué les yeux injectés de sang de l'accusé, mais n'a pas avisé qui que ce soit, car les policiers en service devaient le constater eux-mêmes.

Par contre, l'agente Julie Dechamplain, qui a pratiqué les manoeuvres de réanimation sur la victime, a remarqué une forte odeur d'alcool émanant de l'haleine de l'accusé.

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