La population régionale au beau fixe

Les estimations publiées au cours des dernières heures... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Les estimations publiées au cours des dernières heures par l'Institut de la statistique du Québec sont basées sur les chiffres du dernier recensement officiel, lequel constitue la base statistique sur laquelle repose le travail des démographes.

Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

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La population régionale demeure stable, selon les estimations des démographes de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), alors que le taux de croissance de la population a été de 0 par 1000 habitants au cours des cinq dernières années.

Les estimations sont basées sur des données provisoires et il est possible que des modifications se confirment avec la publication des données permanentes. Les estimations publiées au cours des dernières heures sont basées sur les chiffres du dernier recensement officiel, lequel constitue la base statistique sur laquelle repose le travail des démographes.

Périodes

«Le fait que l'on se retrouve avec un taux de croissance 0 n'est pas nécessairement négatif. Au cours des dernières années, il y a eu trois périodes distinctes. La région a affiché un bilan négatif à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Il y a eu un bilan positif intéressant dans les années 2000 et aujourd'hui, il y a une stabilisation de la population», insiste Anne Binette-Charbonneau, démographe à l'ISQ.

Les chiffres constatés par l'Institut de la statistique pour la région sont essentiellement provoqués par des phénomènes de migration. La période de décroissance a été attribuée à des départs de la région vers les régions centrales du Québec alors que lors de la période de croissance, il s'agissait également d'un phénomène de migration interne.

Données provisoires

L'un des constats importants de la dernière publication de l'ISQ, toujours en fonction de données provisoires, concerne la composition des trois groupes d'âge, tel qu'écrit dans Le Quotidien, mardi.

Les chiffres publiés confirment que les 65 ans et plus ont maintenant atteint 20% de la population globale alors que les 0-19 ans représentent 19,4%. La démographe rappelle qu'il pourrait y avoir un changement pour cet élément qui attire l'attention puisque le moment où la proportion a changé a pu survenir en 2014 et non 2015.

«On utilise souvent le terme de la pyramide des âges pour illustrer ce phénomène qui n'est pas unique au Saguenay-Lac-Saint-Jean et qui est observé un peu partout en Occident. Ce n'est pas vraiment une pyramide, mais plutôt une forme qui ressemble plus à un rectangle», explique Anne Binette-Charbonneau. Interrogée à savoir si la région risque un déclin rapide à long terme, la démographe affirme que les projections ne permettent pas d'en arriver à une telle conclusion. Ces projections à long terme sont basées sur les grandes tendances et peuvent donc être modifiées dans le temps par des phénomènes particuliers et inconnus pour le moment.

Selon les projections, la population régionale aura régressé de seulement une personne sur 100 en 2036. Elle sera donc d'approximativement 276 000 personnes.

Constats valides

Les grands constats effectués en 2014 tiennent donc toujours la route pour la période analysée voulant que la période 2014-2016 correspondait à un ralentissement de la croissance démographique par rapport à celle de 2006-2011. Ce constat est sensiblement le même dans toutes les régions du Québec.

Le taux de fécondité observé dans la région est quant à lui légèrement supérieur à ceux des autres régions du Québec.

Trente pour cent des bébés québécois ont au moins un parent né à l'étranger

( Louis Tremblay et La Presse Canadienne) - Trois bébés québécois sur dix nés en 2015 ont au moins un parent né à l'extérieur du Canada, selon un rapport de l'Institut de la statistique du Québec publié mardi.

Cette proportion s'inscrit dans une tendance à la hausse: elle est passée de 21 pour cent en 2000 à 30 pour cent en 2015. L'augmentation s'explique cependant en grande partie par les naissances issues de deux parents nés à l'étranger, dont la part est passée de 13 à 20 pour cent.

Quant à la proportion des nouveau-nés dont un des parents est né à l'étranger et l'autre au Canada, elle se maintient à environ 10 pour cent.

Les principaux pays de naissance des parents nés à l'étranger sont demeurés pratiquement inchangés, au cours des dernières années, et le Maroc, l'Algérie et Haïti demeurent en haut de la liste. Parmi les autres pays fréquemment déclarés, on note la France, la Chine, le Liban et les États-Unis.

La part des naissances de parents nés à l'étranger est à la hausse dans toutes les régions de la province, mais les proportions les plus élevées s'observent à Montréal et Laval, avec respectivement les deux tiers et la moitié des naissances. La proportion est de 8 pour cent ou moins dans la moitié des régions du Québec.

Lorsqu'au moins un des parents est né à l'étranger, 74 pour cent des bébés sont issus d'un couple marié. Quand la mère et le père sont nés au Canada, cette proportion est d'environ 22 pour cent.

Un total de 86 800 bébés sont nés au Québec en 2015.

Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte 4,1 % de naissances d'enfants dont au moins un parent est né à l'étranger. Il regroupe donc l'enfant né à l'étranger et qui a immigré au Québec en très bas âge. Il est toutefois important de rappeler que ces chiffres ne témoignent pas nécessairement de l'immigration récente, mais bien de faits survenus il y a plusieurs années.

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