À bord du Queen Mary 2... sept fois!

Roger Boivin parle de ses traversées sur le... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Roger Boivin parle de ses traversées sur le prestigieux navire avec passion.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Patricia Rainville
Le Quotidien

Rares sont ceux qui utilisent encore le paquebot comme moyen de transport pour traverser l'océan Atlantique. Roger Boivin, lui, l'a fait plus d'une fois. L'homme de La Baie et son épouse Astrid sont montés à bord du Queen Mary 2 à sept reprises, de l'Angleterre à New York et de New York à l'Angleterre. Et le couple se prépare à faire une huitième traversée, en mai prochain.

Vraiment, Roger Boivin est un passionné d'histoire. C'est son père, Roméo, qui lui a transmis cette passion. Membre de la Société d'histoire du Titanic, le père de Roger Boivin racontait à son fils le tragique naufrage du 15 avril 1912. «J'ai toujours été passionné par ces géants des mers. Je suis d'ailleurs allé voir la construction du Queen Mary 2, à Saint-Nazaire (en France). Et, Astrid et moi, nous avons fait notre première traversée à l'été 2008», raconte Roger Boivin, lorsque rencontré mardi à son bureau de la rue Mars, à La Baie.

Jeudi, il aura d'ailleurs une vue parfaite pour voir arriver le plus célèbre navire au monde, qui accostera au quai très tôt le matin. Et même s'il y est monté sept fois, Roger Boivin ne manquera pas ce rendez-vous. «J'aurais peut-être aimé ça accoster à La Baie, mais je préfère les traditionnelles traversées de l'Atlantique plutôt que les croisières», a affirmé M. Boivin. En effet, le Queen Mary 2 fait des dizaines de traversées de l'océan de six jours par année, mais offre également des croisières autour du monde. C'est d'ailleurs à l'occasion de ces croisières que le navire accoste dans différents ports, comme celui de Québec et de La Baie, par exemple. Pour les plus nantis, un tour du monde de 106 jours est également offert.

«Ce que j'aime, c'est vraiment la traversée de Londres à New York. C'est comme un retour aux sources. On ne fait plus ça, traverser l'océan en bateau. Aujourd'hui, il y a l'avion. Là, on part de Londres et on arrive à New York six jours plus tard. Nous avons le luxe du temps, ce qui est rare de nos jours. Et il faut dire qu'accoster à New York, c'est assez impressionnant», explique Roger Boivin, qui avoue avoir craint que la traversée soit ennuyante, la première fois. Visiblement, ça n'a pas été le cas.

«Il y a énormément d'activités sur le bateau. Chaque matin, nous recevons un programme de la journée. Il y a des conférences très intéressantes, comme des témoignages d'un astronaute ou d'un comédien, par exemple. Le soir, il y a des bals et des soirées dans la Queen Room. Les soupers sont très bons. Il y a également une piste de course qui fait le tour du bateau d'une distance de 0,8 kilomètre. Et il y a tout le côté traditionnel que nous aimons beaucoup, comme l'heure du thé à 15h. Pour le repas du soir, il faut le smoking pour les hommes et la tenue de soirée pour les femmes», explique Roger Boivin.

Depuis 2008, le couple est monté à bord du prestigieux navire presque chaque année, dont cinq fois en période des Fêtes.

«C'est vraiment plaisant à l'approche de Noël. Il y a des décorations et des chants de Noël. Les passagers ont leur petit carnet de chansons et chantent avec les choeurs», raconte celui qui s'est laissé prendre au jeu à quelques reprises.

Solidité et rapidité

Roger Boivin est également impressionné par la solidité et la rapidité du paquebot. «Habituellement, les navires de croisières ont une structure de 1/4 de pouces d'épais de fer. Pour le Queen Mary 2, on parle d'un pouce d'épais. Nous avons déjà affronté un ouragan de force 10. Ça brassait! Nous ne pouvions plus sortir sur les ponts. Disons que je n'avais jamais vu ça et certains passagers étaient nerveux!», se souvient Roger Boivin.

Il souligne que le Queen Mary 2 peut aller à une vitesse de 32 noeuds, comparativement à 16 noeuds pour un autre navire de croisière. À titre comparatif, le Titanic avait une vitesse maximale de 25 noeuds. L'homme ignore, toutefois, si le puissant navire est invincible aux icebergs...

«Ça, je ne le sais pas! Mais c'est vraiment un navire impressionnant», promet Roger Boivin, qui a bien hâte de le voir se pointer dans la baie des Ha! Ha!, jeudi matin, et qui prépare son huitième voyage sur le bateau, au printemps prochain.

Les trois classes

À l'image du Titanic, le Queen Mary 2 propose trois classes de passagers. Évidemment, on ne parle pas des mêmes classes qu'au début du siècle.

«Il y a la Queen Grill (1re classe), qui est vraiment très chic et assez dispendieuse. On parle d'une traversée de six jours à 15 000$. Il y a ensuite la Princess Grill (2e classe) qui coûte environ 6000$. Moi, je prends la classe standard (Britannia). C'est déjà très chic et c'est assez pour nous! Ça coûte environ 300$ par nuit (1800$ pour la traversée)», explique celui qui conserve soigneusement les menus, les programmes et les photographies de ses voyages.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer