Histoire: l'UQAC accueille plus de 70 chercheurs en congrès

Vendredi, le comité organisateur du congrès rendra un... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

Agrandir

Vendredi, le comité organisateur du congrès rendra un hommage spécial à l'historien et sociologue Gérard Bouchard.

Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) accueille dès jeudi le 69e Congrès annuel de l'Institut d'histoire de l'Amérique française, le plus gros événement de la communauté historienne dans la province qui rassemblera plus de 70 chercheurs rattachés à des institutions du Canada, des États-Unis, du Mexique et de l'Europe.

Même si la quasi-totalité de la programmation est réservée aux participants du congrès, qui peuvent d'ailleurs encore s'inscrire sur place le jour même, la conférence d'ouverture est accessible gratuitement à toute la population. Les intéressés sont conviés à un «Rendez-vous dans une auberge irlandaise près du quai, un soir d'octobre 1843», non pas à Montréal, mais à l'auditorium P0-5000 de l'UQAC avec la professeure de géographie à l'Université McGill Sherry Olson.

«Elle est très agréable à entendre parler et apporte toujours beaucoup de matériel visuel. En 1843, il y avait encore une forte vague d'immigration irlandaise au Québec. Ce peuple est l'un de ceux qui se sont mieux intégrés à la population canadienne-française, puisqu'ils avaient la même religion catholique. C'est tout à fait en lien avec le thème du congrès cette année, Transmissions et transferts, qui est l'occasion de discuter de mobilité, d'échanges...» explique le professeur François Guérard, responsable du comité organisateur.

L'Institut d'histoire de l'Amérique française organise chaque année son congrès dans une université différente. La dernière fois que l'événement s'est déplacé au Saguenay remonte à 2004. Même si ses membres proviennent surtout du Québec, tous les chercheurs qui s'intéressent aux lieux où des francophones se sont établis en Amérique peuvent en faire partie.

Par exemple, Carlos Aparicio de l'Universidad Autónoma de Nuevo León, au Mexique, s'est penché sur le passé francophone de sa région, et Patrick Lacroix de l'University of New Hampshire, aux États-Unis, a étudié les rapports religieux des Franco-Américains à la fin du 19e siècle. Ils font partie des 71 chercheurs venus présenter leurs plus récents résultats de recherche à travers une vingtaine de séances. Chacune dure entre 1h30 et 2h sous un thème précis, par exemple la rivière Chicoutimi comme lieu de transferts et d'identités partagées.

«C'est une façon beaucoup plus rapide et plaisante de présenter nos travaux à nos pairs, comparé au processus habituel de publication dans les revues savantes qui comprend plusieurs étapes, commente le professeur Guérard. C'est aussi l'occasion de souligner ce que l'UQAC fait pour écrire l'histoire. Le vendredi au cocktail, nous allons rendre un hommage spécial au sociologue Gérard Bouchard, qui enseigne ici depuis 45 ans et qui possède une renommée beaucoup plus large que la région.»

Ce dernier a d'ailleurs réuni quatre jeunes leaders, qui parleront en séance plénière vendredi soir de leur rapport avec le passé et de la façon qu'il nourrit (ou pas) leur pensée.

Le congrès se termine samedi. La plupart des activités se déroulent à l'hôtel Le Montagnais. Près de 160 participants sont attendus.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer