L'Arbre brille de tous ses feux

Saguenay a restauré L'Arbre, une oeuvre réalisée par... (Photo courtoisie)

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Saguenay a restauré L'Arbre, une oeuvre réalisée par l'artiste Jacques Lacroix en 1972 et installée au belvédère situé au bout du boulevard Talbot, à Chicoutimi.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

L'Arbre, une sculpture de l'artiste Jacques Lacroix, est enfin de retour au bercail, au grand bonheur de son créateur, qui demandait la restauration de l'oeuvre depuis plusieurs années.

Jacques Lacroix demandait depuis des années que son... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 1.0

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Jacques Lacroix demandait depuis des années que son illustre lampadaire soit restauré. C'est le coeur rempli de fierté qu'il peut maintenant admirer sa sculpture, laquelle brille de tous ses feux le soir près du carrefour giratoire Talbot-Jacques-Cartier.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Des employés municipaux ont récemment procédé à l'installation de la structure, qui a été enlevée cet été pour subir une cure de jouvence. Jacques Lacroix était bien découragé de voir que le fruit de son travail croupissait sous le poids de la décrépitude. L'Arbre a été conçu en 1972 par l'artiste et joaillier, mais il n'avait pas été entretenu. De la végétation avait poussé tout autour, ce qui portait considérablement ombrage à la fresque. De surcroît, L'Arbre s'était éteint puisque le système électrique qui alimentait les paniers d'acier inoxydable n'était plus fonctionnel.

La sculpture a maintenant retrouvé son lustre d'antan. Après avoir été retirée du parc du belvédère, situé au bout du boulevard Talbot, elle a été placée aux bons soins de l'entreprise MétalArt de Saint-Fulgence. La compagnie Fergus, de Chicoutimi, l'a aussi bichonnée. Le tout s'est déroulé sous l'oeil averti et attentif de l'artiste lui-même, qui s'est impliqué activement dans le projet de restauration. Tous les paniers lumineux ont été refaits, les originaux étant trop abîmés pour être récupérés. Jacques Lacroix a dessiné les esquisses à partir de ses dessins de 1972. Chaque cylindre a été découpé au plasma.

«J'ai suivi toutes les étapes de très près et j'ai supervisé les travaux. Je suis allé faire un tour presque tous les matins. Je suis content d'avoir pu être là pour le faire. J'ai eu la chance de pouvoir m'assurer que l'oeuvre originale était respectée à 100 pour cent», raconte Jacques Lacroix, qui a de bots mots à formuler à l'égard du service des arts et de la culture de Saguenay. Il se réjouit du fait que la Ville semble se soucier davantage du sort réservé aux oeuvres d'art présentes sur son territoire.

«On sent qu'il y a une prise de conscience et de l'intérêt», pointe-t-il.

Si les branches d'arbres qui s'étaient enchevêtrées autour du lampadaire et les cèdres qui masquaient la fresque ont été retirés, des arbustes demeurent au bas des escaliers du petit parc urbain. La Ville va les retirer pour permettre aux piétons et aux automobilistes d'apercevoir L'Arbre à partir du boulevard et de la rue Jacques-Cartier. La vue sera agréable, puisque la sculpture brille maintenant de tous ses feux.

Au moment de l'entrevue avec Jacques Lacroix, vendredi, le père de L'Arbre n'avait pas encore vu son oeuvre de soir. Il avait bien l'intention d'aller admirer le tout au courant de la fin de semaine, avant de partir en voyage, dimanche, son coeur rempli d'autant de fierté que sa valise le sera de vêtements.

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