Où est La force du rêve?

Karol Proulx trouve bien dommage que son oeuvre,... (Photo courtoisie)

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Karol Proulx trouve bien dommage que son oeuvre, La force du rêve, ait disparu de la carte. D'autant plus que la fresque a été réalisée avec de l'argent public.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Où se trouve La force du rêve? Voilà la question que se pose depuis un certain temps Karol Proulx. L'artiste originaire d'Arvida n'a aucune idée du sort qu'a réservé la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets à l'oeuvre qu'il a réalisée pour l'école Saint-Michel en 1986. L'établissement était alors regroupé sous l'égide de la Commission scolaire Vallée de Mistassini.

La fresque fabriquée à partir d'acier représente une fenêtre tronquée. Karol Proulx y avait intégré du verre, de la brique et un tube de néon.

«Je prétendais alors que parfois, un jeune qui fuit par la fenêtre peut en apprendre davantage qu'avec un prof qui, à ce moment et en cette journée, manquait d'enthousiasme dans son enseignement», a fait valoir Karol Proulx, parlant de sa démarche artistique.

Il y a quelques années, l'artiste et sculpteur a reçu un appel des représentants de la Commission scolaire jeannoise. On l'avisait que l'école serait déménagée et que l'oeuvre ne cadrait plus dans les plans architecturaux du bâtiment. Il n'a jamais entendu parler de La force du rêve depuis.

«On m'a demandé la permission de la mettre dans des boîtes et j'ai dit oui. Mais là, je veux savoir où elle est rendue. C'est pas drôle que ça dorme dans des caisses. C'est le public qui a payé pour ça», lance-t-il. Karol Proulx rappelle que son oeuvre a été réalisée dans le cadre de la Politique d'intégration des arts à l'architecture du ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ). Adoptée en 1961 par le gouvernement provincial, cette mesure prévoit l'injection d'une somme équivalant à 1 pour cent du budget de construction d'un bâtiment public pour la réalisation d'une oeuvre spécialement conçue pour l'immeuble.

Karol Proulx n'a pas de projet précis en tête pour sa structure et ne sait pas si elle peut être installée ailleurs. Il tient toutefois à retracer le fruit de son travail pour éviter qu'elle ne croupisse, démantelée dans des cartons, au fond d'un quelconque sous-sol.

Il n'a pas été possible de joindre la direction des communications de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets, vendredi, pour connaître l'emplacement de La force du rêve.

La place de l'Homme

L'écueil que représente la disparition de La force du rêve s'ajoute au sentiment d'exaspération qui anime Karol Proulx à l'égard du sort réservé à La place de l'Homme, une oeuvre qui orne la façade de l'ancien hôtel de ville d'Arvida depuis 1973. Lors du regroupement du service de police de Saguenay dans l'immeuble, une rampe pour personnes à mobilité réduite assortie d'un mur de granite a été installée devant l'oeuvre. La murale en quatre strophes est partiellement obstruée par le mur et Karol Proulx aimerait bien que la Ville corrige enfin le tir.

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