L'ERD réclame la tête de René-Philippe Harvey

Me René-Philippe Harvey et le maire Jean Tremblay.... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Me René-Philippe Harvey et le maire Jean Tremblay.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, demande la démission de Me René-Philippe Harvey du poste de président du conseil d'administration de la Zone portuaire. Selon elle, il est en conflit d'intérêts avec sa fonction de président du Parti des citoyens de Saguenay fondé par le maire Jean Tremblay. De plus, Mme Néron souhaite la dépolitisation des organismes publics financés à même les taxes de contribuables.

En entrevue, Mme Néron réfute les arguments de l'avocat à l'effet que la Zone portuaire est indépendante de la Ville de Saguenay.

Estimant que les faits doivent être connus par la population, Mme Néron affirme que le comité exécutif et son président, Jean Tremblay, a nommé la majorité des administrateurs de la Zone portuaire, soit quatre sur sept. Il lui a versé 2,6 millions$ en 2016 et la cautionne pour 6,7 millions$, ajoute-t-elle, et la Zone gère des immeubles appartenant à la Ville et en tire ses revenus autonomes. «Comment se prétendre indépendant avec tout cela?», questionne Mme Néron.

Selon elle, la politisation de tous les organismes publics et le copinage qui existent ont pour effet de paralyser le fonctionnement des organismes puisque les membres des conseils d'administration ne peuvent nullement apporter un vent de nouveau et développer un esprit critique puisqu'ils sont soumis aux contrôles et à la volonté du maire Jean Tremblay. «Me René-Philippe Harvey a en face de lui Jean Tremblay, le chef du Parti des citoyens, mais aussi le maire et le président du comité exécutif, de qui il reçoit directement des fonds pour la survie de la Zone portuaire en vertu d'une convention de gestion qui ne prévoit aucun plafond de subvention annuelle. Dans les deux organisations, il occupe maintenant un poste d'influence sur la gestion et il a accès à des renseignements privilégiés. Depuis sa nomination au parti du maire, sa seule présence au conseil d'administration de la Zone rend discutable la gestion de cet organisme, qui se doit d'être apolitique», croit Josée Néron.

Selon elle, la commission Charbonneau s'était penchée sur le statut des organismes dits supposément indépendants qui servent souvent à récompenser de petits amis du pouvoir. «Tout est un cas d'espèce. On voit des choses ici qu'on ne verrait pas ailleurs.»

Propositions de l'ERD

Pour régler le problème, Josée Néron propose que la Zone soit désignée par Saguenay comme un organisme public. Pour ce faire, elle a entrepris des démarches auprès de la Commission d'accès à l'information pour qu'elle soit reconnue comme telle. «Il est important que cet organisme, et tous les autres qui sont généreusement subventionnés par Saguenay, cessent de soulever leur indépendance pour éviter de rendre des comptes ou d'éviter de fournir les documents demandés par les élus. La commission Charbonneau avait d'ailleurs recommandé que les villes cessent d'utiliser ce type d'organismes pour gérer leurs projets», rapporte la chef de l'ERD.

Outre M. Harvey, les autres membres du conseil d'administration sont Jean-François Lalonde, Marie-Ève Gagnon, Hugues Lavoie, Stéphanie Larouche, Frédéric Gilbert, Jean-Pierre Bolduc et Fabien Hovington, directeur général et un ex-conseiller proche du maire Tremblay.

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