Scierie de Rivière-aux-Rats: appel à la solidarité

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Les grévistes de la scierie de Rivière-aux-Rats ont visité deux transporteurs du Lac-Saint-Jean, mercredi matin. À bord de deux autobus, ils ont fait une halte chez Transport Doucet&fils de Dolbeau-Mistassini et Transport Chabar inc. de Saint-Félicien.

La centaine de travailleurs leur demande de les soutenir et d'éviter de franchir la ligne de piquetage.

«Nous sommes en grève générale illimitée depuis le 16 septembre et des entreprises de transport de bois d'oeuvre ou de copeaux continuent de venir à notre usine. Nous leur avons fait des visites-surprises afin de leur signifier qu'ils nuisent à notre cause. Les propriétaires se sont engagés à venir le moins possible», a commenté le président du syndicat, Herman Martel.

Peu avant l'heure du dîner, les autobus avaient repris le chemin de la Mauricie.

Les employés sont sans contrat de travail depuis juin 2015. Ils souhaitent que leurs conditions salariales se rapprochent de celles que gagnent les employés de Produits forestiers Résolu qui oeuvrent dans les usines du Lac-Saint-Jean.

À la mi-septembre, c'est dans une très forte majorité qu'ils ont déclenché la grève générale illimitée, après avoir décliné la dernière offre de Produits forestiers Mauricie, une entreprise détenue par Produits forestiers Résolu (PFR) et la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice.

«Notre but ultime est que l'employeur s'assoit et négocie. Chez nous, pour les mêmes emplois que les travailleurs des usines de Résolu du Lac-Saint-Jean, il y a une différence salariale de 20 à 25%. Nous gagnons actuellement la même chose que nous avions en 2004 à la suite des baisses salariales. Les nouveaux employés ont le même revenu que les travailleurs avaient en 1996», ajoute M. Martel.

Les syndiqués ont choisi de ne pas bloquer l'accès à la scierie aux transporteurs et de se tourner vers la solidarité. «Jusqu'à maintenant, la vaste majorité des compagnies ou des camionneurs indépendants ont ralenti la cadence ou parfois suspendu leurs activités, mais certaines compagnies obligent leurs salariés à passer notre ligne de piquetage, coûte que coûte, et c'est ce que nous sommes venus dénoncer», termine Herman Martel.

Ce dernier promet d'autres gestes d'éclat dans les prochaines semaines pour faire entendre la voix des travailleurs qu'il représente.

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