Exercice militaire au coeur du Vineland

  • Pour l'exercice Phoenix Warrior, l'Aviation royale canadienne a simulé le déploiement de 150 membres de la 2<sup>e</sup> Esacadre de Bagotville. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Pour l'exercice Phoenix Warrior, l'Aviation royale canadienne a simulé le déploiement de 150 membres de la 2e Esacadre de Bagotville.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 1 / 19
  • Dans le scénario, quelque 21 500 ressortissants canadiens doivent être évacués du Vineland, une immense île nordique socialement instable. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Dans le scénario, quelque 21 500 ressortissants canadiens doivent être évacués du Vineland, une immense île nordique socialement instable.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 2 / 19
  • Le camp installé à Bagotville entre les bâtiments et la piste 18-36 montre que les militaires ne prennent rien à la légère. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Le camp installé à Bagotville entre les bâtiments et la piste 18-36 montre que les militaires ne prennent rien à la légère.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 3 / 19
  • L'évènement se tient pour la première fois au Saguenay. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    L'évènement se tient pour la première fois au Saguenay.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 4 / 19
  • Tout matériel électronique est interdit dans la zone de sécurité, même une simple télécommande de démarreur à distance. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Tout matériel électronique est interdit dans la zone de sécurité, même une simple télécommande de démarreur à distance.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 5 / 19
  • Fils barbelés et gardes armés ont accueilli les journalistes venus se familiariser avec l'exercice annuel. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Fils barbelés et gardes armés ont accueilli les journalistes venus se familiariser avec l'exercice annuel.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 6 / 19
  •  (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 7 / 19
  • Le camp a été érigé le 19 septembre. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Le camp a été érigé le 19 septembre.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 8 / 19
  • Jusqu'à la fin de la mission le 28 septembre, les militaires ont simulé quotidiennement les opérations d'évacuation. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Jusqu'à la fin de la mission le 28 septembre, les militaires ont simulé quotidiennement les opérations d'évacuation.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 9 / 19
  • La 2<sup>e</sup> Escadre n'évacue pas elle-même les ressortissants. Elle a un rôle de préparation pour les autres équipes. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    La 2e Escadre n'évacue pas elle-même les ressortissants. Elle a un rôle de préparation pour les autres équipes.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 10 / 19
  • La 2<sup>e</sup> Escadre met en place la logistique nécessaire en identifiant les besoins d'aéronefs militaires et civils, et coordonne l'hébergement des personnes avant leur départ, en utilisant les ressources civiles disponibles. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    La 2e Escadre met en place la logistique nécessaire en identifiant les besoins d'aéronefs militaires et civils, et coordonne l'hébergement des personnes avant leur départ, en utilisant les ressources civiles disponibles.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 11 / 19
  • Certains équipements étaient placés sous haute surveillance. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Certains équipements étaient placés sous haute surveillance.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 12 / 19
  • Malgré son jeune âge, la 2e Escadre a déjà rempli plusieurs missions un peu partout à travers le monde. (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Malgré son jeune âge, la 2e Escadre a déjà rempli plusieurs missions un peu partout à travers le monde.

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 13 / 19
  •  (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 14 / 19
  •  (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 15 / 19
  •  (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 16 / 19
  •  (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 17 / 19
  •  (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 18 / 19
  •  (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

    Plein écran

    Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

  • 19 / 19

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Normand Boivin
Le Quotidien

Le Vineland est une immense île nordique où plusieurs communautés en conflit créent une instabilité exigeant l'évacuation de 21 500 ressortissants canadiens. L'Aviation royale canadienne (ARC) a été mandatée pour s'assurer de la protection de ses citoyens et leur retour au pays en toute sécurité.

L'ARC y a déployé, à la mi-septembre, 150 membres de la 2e Escadre de Bagotville, où ses spécialistes ont érigé un camp permettant de mener à bien cette mission. La présence de belligérants et d'actes terroristes ont forcé les militaires à aménager un important dispositif de sécurité.

Phoenix Warrior n'est qu'un exercice, mais une visite, mardi, du camp installé à Bagotville entre les bâtiments et la piste 18-36 nous a démontré que les militaires ne prennent jamais rien à la légère. Fils barbelés, gardes armés, zone de sécurité où le matériel électronique interdit même d'avoir en sa possession une simple télécommande de démarreur à distance ont accueilli les journalistes venus se familiariser avec cet exercice annuel qui se tenait pour la première fois au Saguenay.

Selon le scénario établi, l'armée canadienne a entendu parler des événements du Vineland et appris qu'il y avait possibilité d'une évacuation massive de Canadiens au début du mois de septembre, plaçant la 2e Escadre en état d'alerte.

L'ordre d'évacuation est arrivé le 13, et les 15 et 16 septembre, des équipes ont visité les aéroports de La Tuque et Charlevoix afin de déterminer s'ils seraient en mesure d'accueillir des aéronefs pour l'évacuation. Un exercice fictif, bien entendu.

La 2e Escadre aménage un camp comme celui-ci... (Photo courtoisie, Caporal Karine Chalifour) - image 3.0

Agrandir

La 2e Escadre aménage un camp comme celui-ci pour accueillir 150 militaires chargés de coordonner les opérations de l'Aviation royale canadienne dans un pays où, par exemple, on doit évacuer des milliers de citoyens canadiens.

Photo courtoisie, Caporal Karine Chalifour

Le 19 septembre, le camp était érigé à Bagotville et jusqu'au 28, date de la fin de la mission, les militaires ont simulé quotidiennement les opérations d'évacuation de centaines de ressortissants canadiens, incluant la gestion du transport aérien civil et militaire.

«Ici, nous pouvons contrôler et coordonner tous les vols placés sous notre responsabilité», explique le major responsable de la surveillance des aéronefs, dans une tente placée sous haute surveillance en raison de ses équipements de communications ultra-secrets. Le pilote d'hélicoptère, qui fait son «ground tour» de quelques mois à la 2e Escadre, ajoute qu'au besoin, celle-ci peut aussi déployer un système de radar et des aides à la navigation permettant les atterrissages aux instruments dans un secteur totalement dépourvu.

Il faut bien comprendre que la 2e Escadre n'évacue pas elle-même les ressortissants. Elle met en place la logistique nécessaire en identifiant les besoins d'aéronefs militaires et civils, et coordonne l'hébergement des personnes avant leur départ, en utilisant les ressources civiles disponibles.

Malgré son jeune âge, la 2e Escadre a déjà rempli plusieurs missions un peu partout à travers le monde, mais un exercice annuel comme celui mené au cours des dernières semaines à Bagotville est essentiel pour tester et maintenir les connaissances à niveau et faire le point sur les capacités de métiers représentés dans la formation.

Le colonel Luc Boucher... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 4.0

Agrandir

Le colonel Luc Boucher

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Pas d'ajout de personnel à Bagotville

Avec ses 250 membres à Bagot-ville et une centaine d'autres dispersés aux bases de Cold Lake (avions de chasse) et Trenton (transports), la 2e Escadre affiche maintenant complet. Il y a toujours l'ajout de matériel et on attend avec impatience un hangar pour entreposer tout ça à Bagotville, mais à l'usage, et compte tenu des effectifs disponibles, il n'y aura pas d'ajout de personnel.

Selon son commandant, le colonel Luc Boucher, la 2e Escadre a prouvé son utilité sur plusieurs théâtres d'opérations dans le monde. Ce qui n'était qu'un vague projet en 2007, lorsque le gouvernement Harper a annoncé l'arrivée de ces nouveaux effectifs à Bagotville, est devenu un groupe de soutien opérationnel unique au Canada. Depuis 2013, il a permis à l'Aviation royale canadienne de porter secours aux Phillipins puis aux Népalais victimes d'un tremblement de terre, d'assurer une présence en Europe de l'Est pour contrer les visées expansionnistes de la Russie en Ukraine, de supporter les missions de combat contre Daesh à partir du Koweït, et d'aider à l'évacuation de ressortissants canadiens et de réfugiés au Liban.

« Notre rôle est d'être les premiers arrivés et les premiers à repartir pour être prêts à nous redéployer ailleurs », rappelle le commandant Boucher, un militaire originaire de Chicoutimi. « Notre mission est d'analyser et préparer le terrain pour accueillir la force aérienne. » Une fois que tout est en place, la 2e Escadre passe la main et forme, au besoin, ceux qui prennent la relève. « Nous sommes un groupe très petit, mais avec un grand savoir-faire. Nous sommes donc très efficaces pour mener nos missions à terme », dit-il.

Il y a toujours au moins deux groupes prêts à partir en tout temps. Que ce soit pour une opération d'urgence, ou pour un déploiement planifié de longue date.

Ainsi, le colonel Boucher est fier du résultat de l'opération RIMPAC, qui fut le plus grand déploiement de la force aérienne canadienne depuis la guerre de Corée.

La 2e Escadre a pris la direction d'Hawaï à la mi-juin, deux semaines avant le départ des troupes canadiennes, pour aménager les infrastructures nécessaires pour l'accueil de 650 membres de l'Aviation royale canadienne et 20 aéronefs : chasseurs CF-18, avions de transport Hercules, avions de patrouille maritime Aurora, et hélicoptères.

« Quand nous sommes arrivés à Hawaï, on nous a donné un terrain de baseball. Nous avons installé nos tentes et nous avons réservé les chambres d'hôtel pour le personnel. Tout s'est bien déroulé et la mission d'entraînement à laquelle participaient 25 000 militaires provenant de 25 pays fut un succès », conclut le colonel Boucher.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer