La CSQ continue à dénoncer les coupes budgétaires

Julie Saint-Arnaud, de l'Alliance des intervenantes en milieu...

Agrandir

Julie Saint-Arnaud, de l'Alliance des intervenantes en milieu familial, Aline Beaudoin, du Syndicat de l'enseignement du Saguenay, France Lapierre, du Syndicat de l'enseignement Louis-Hémon, Nathalie Savard, de la CSQ, Donald Cyr, du Syndicat du personnel de soutien de la CS De La Jonquière, Richard Brisson, du Syndicat des employés professionnels, Kate Lavoie, du Syndicat des employés de bureau, et Francine Tremblay, de l'Association des retraités de l'Éducation

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les coupes budgétaires de 120 millions$ pratiquées depuis dix ans dans les services publics au Saguenay-Lac-Saint-Jean «font mal à la population». C'est pourquoi les membres de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ne se gênent pas pour continuer à les dénoncer.

À l'occasion d'une activité de coordination régionale tenue à Jonquière, vendredi, les présidents de huit syndicats des milieux de la santé, de l'éducation, des services de garde et du personnel de bureau ont dénoncé tour à tour l'impact des compressions imposées dans leur milieu respectif. «Le gouvernement actuel ne cesse d'attaquer les services publics. Tout ça a un impact sur nos membres qui doivent subir des situations de précarité d'emplois, sur nos aînés, sur la petite enfance. Les coupes de 120 millions$, c'est de l'argent et des emplois qu'on ne retrouve plus dans l'économie régionale», a déclaré Nathalie Savard, porte-parole de la CSQ et présidente Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ).

Julie Saint-Arnaud, présidente de l'Alliance des intervenantes en milieu familial, a mentionné que Québec fait tout en son pouvoir pour diriger les enfants en garderies privées afin d'économiser tandis que sa collègue Aline Beaudoin, présidente du Syndicat de l'enseignement du Saguenay, a dénoncé les hausses du nombre d'élèves dans les classes, rendant plus ardue la tâche d'intéresser les jeunes à ce qui est enseigné. «On va se faire entendre lors des consultations sur la réussite scolaire. On a un gouvernement centré sur les structures plutôt que la qualité de l'enseignement aux élèves», a-t-elle déclaré.

France Lapierre, du Syndicat de l'enseignement de Louis-Hémon, observe que les emplois précaires offerts aux jeunes enseignants ont des impacts directs sur la relève professorale qui n'est pas capable d'accumuler des prestations d'assurance-chômage. Le nombre de stagiaires dans la région est passé de 909 à 557 l'an dernier. «Ce n'est pas en créant un ordre professionnel, une autre structure, qu'on va améliorer les choses», a-t-elle déclaré.

De son côté, Nathalie Savard soutient que dans le secteur de la santé, ce sont 143 postes et 15 millions$ en budget qui ont été coupés pour un total de 85 millions$ depuis une dizaine d'années. Elle ajoute que la création des CIUSSS n'a absolument rien réglé. La direction de l'établissement ne parle que de faire mieux avec moins de ressources, mais elle ne parle jamais des patients, affirme la présidente du SIISNEQ.

Le président du Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire De La Jonquière, Donald Cyr, affirme que le sous-financement du réseau a eu pour effet que ces emplois sont relégués à ceux de deuxième classe alors que du côté du Syndicat des professionnels, Richard Brisson craint que le dépistage préventif des élèves en difficulté ne puisse se faire faute d'un personnel spécialisé suffisant.

Au Syndicat des professionnels de bureau, Kate Lavoie constate que de nombreux postes ont été abolis à la suite de départs à la retraite, ce qui a contribué à alourdir la charge de travail du personnel demeurant en poste.

À l'Association des retraités de l'éducation du Québec (AREQ), Francine Tremblay déplore que les coupes de postes dans les CLSC entraînent des pertes de services pour les aînés comme les prises de sang, les aides à domicile, les proches aidants.

En conclusion, Mme Savard affirme que les coupes de 120 millions$ dans les services publics ont eu pour effet d'entraîner la perte de l'équivalent de 800 emplois directs ou indirects dans la région, des pertes importantes pour l'économie régionale. «Si Rio Tinto annonçait 800 pertes d'emplois, toute la région serait dans la rue demain matin.»

Mme Savard affirme que la pression exercée sur le gouvernement commence à porter ses fruits, d'autant plus que la population subit directement les effets des coupes. «On sent qu'à l'approche des élections, le gouvernement veut faire enlever les mauvaises notes de son bulletin, mais je peux vous dire qu'il est encore dans le négatif.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer