Projet historique pour Agrinova

Le centre de recherche en agriculture du Collège... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

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Le centre de recherche en agriculture du Collège d'Alma, Agrinova, a confirmé un important projet de recherche sur l'entreposage des pommes de terre. Le directeur du centre, Patrick Girard (3e), a procédé à l'annonce en compagnie de la directrice du collège, Josée Ouellet, du président du conseil d'adminsitration, Gérald Rousseau (2e), et du directeur de la recherche, Richard Wieland (1er).

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

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Le centre de recherche en agriculture du Collège d'Alma, Agrinova, lance le plus important projet de son histoire. Un montant de 4,8 millions$ sera investi pour mener des travaux sur l'entreposage des pommes de terre sur une période de cinq ans. L'objectif est de diminuer les pertes de tubercules qui représentent, année après année, des centaines de millions de dollars de revenus en moins pour les producteurs canadiens.

Le projet de recherche a été l'un des trois retenus par le Conseil de recherche en science naturelle et génie du Canada qui injecte 2,3 millions$ dans le projet, en plus de 900 000$ provenant de la Fondation canadienne de l'innovation. Les entreprises Emballage St-Ambroise, Québec Permentier, McCain Foods Ltée. et l'IRDA ont quant à elles apporté une contribution globale de 725 000$ pour la durée du projet de recherche.

La commande est de taille pour l'équipe de chercheurs qui aura à se pencher sur les différentes problématiques qui affectent la conservation des tubercules sur une longue période. Le directeur de la recherche chez Agrinova, Richard Wielend, a rappelé que les problèmes d'entreposage débutent bien en amont et peuvent prendre racine à différentes étapes de la culture. Il a fait état de l'irrigation des champs, des manipulations pendant la récolte ainsi que l'entreposage en tant que tel.

«Le Canada entrepose quatre millions de tonnes de pommes de terre. Chaque année, les pertes se chiffrent à 10% des tubercules entreposés. Il s'agit de pertes qui se traduisent par des centaines de millions de dollars de revenus en moins pour les producteurs. Si nous parvenons à diminuer les pertes de 1, 2 ou 3%, ce seront des économies importantes», poursuit le directeur de la recherche.

Les problèmes d'entreposage sont aussi provoqués par des maladies qui peuvent se développer à l'intérieur des entrepôts. Les tubercules sont aussi fragiles aux blessures à la pelure lors des manoeuvres de récolte et de transbordement. Le champ de recherche est donc très vaste pour tenter de diminuer les pertes annuelles.

Les investissements seront partagés en deux blocs. Le projet nécessite la construction de deux entrepôts-laboratoires au coût de 2,5 millions$ dans une ferme de la région de Lotbinière et dans le parc technologique de Québec. L'autre tranche permettra de créer l'équipe de chercheurs qui auront à mener les travaux dans les entrepôts-laboratoires et sur le terrain.

La construction de deux entrepôts-laboratoires est incontournable dans ce projet puisque l'utilisation des entrepôts utilisés par les producteurs comporte des risques importants. Un entrepôt normal peut contenir jusqu'à 300 000$ de tubercules, et la perte de toute cette production serait trop importante. L'autre raison concerne les pathogènes. Le choix des deux sites a été dicté par la carte des zones protégées du Québec. Il est donc interdit d'introduire dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, du Nord-du-Québec et du Bas-du-Fleuve des pathogènes, et ce, même sur une base expérimentale. Il s'agit de trois zones protégées.

L'introduction accidentelle d'un pathogène au Saguenay-Lac-Saint-Jean serait une véritable catastrophe si l'on considère, selon les chiffres fournis mardi, que la région produit 70% des pommes de terre de semence commercialisées au Québec. Les entreprises ont investi des sommes considérables pour développer cette expertise et les mesures de protection sont très sévères.

Les partenaires privés du projet de recherche vont conserver certains résultats en fonction des dispositions des contrats signés entre Agrinova et ces derniers. Toutefois, une entreprise du secteur de la pomme de terre qui aurait un projet à soumettre peut s'adresser à Agrinova qui aura des ouvertures avec les deux entrepôts-laboratoires. Selon le directeur de la recherche, des producteurs de l'Ouest canadien ont déjà contacté Agrinova.

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