Des employés municipaux manifestent

Plus de 100 travailleurs du monde municipal ont... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Plus de 100 travailleurs du monde municipal ont manifesté devant la Place du Citoyen, mardi à Chicoutimi, pour dénoncer le projet de loi 110.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Plus d'une centaine de travailleurs du monde municipal ont profité de leur pause du dîner, mardi, pour manifester à Place du Citoyen contre le projet de loi 110 qui modifiera le régime de négociation des conventions collectives.

Cette campagne d'action lancée à travers tout le Québec, qui coïncide avec la reprise des travaux à l'Assemblée nationale, a consisté à apposer des panneaux avec le dicton «Défendons le droit fondamental de négocier» autour de leurs lieux de travail.

Selon Engelbert Cottenoir, président du Conseil central CSN, le projet de loi, s'il est adopté, viendra modifier de façon considérable la donne dans le secteur municipal. «On viendra créer une catégorie de travailleurs différente des autres avec un régime de négociations différent», explique M. Cottenoir.

Selon la partie syndicale, le projet de loi impose un cadre particulier avec l'établissement de convention collective d'une durée de cinq ans, une durée de négociation maximale de 120 jours, la nomination unilatérale d'un médiateur par le ministre du Travail, d'un mandataire spécial par le ministre des Affaires municipales et une limitation du droit de grève à quatre mois qui pourrait prendre fin par le décret des conditions de travail.

M. Cottenoir affirme que l'ensemble des mesures contenues dans le projet de loi constitue la négation des droits des travailleurs pourtant reconnus par les cours supérieures de justice.

Les employés municipaux ajoutent que ce projet de loi n'est absolument pas nécessaire d'autant plus que 85% des négociations se concluent sans conflit de travail. «On a démontré avec Saguenay qu'on peut arriver à des ententes négociées», cite M. Cottenoir en exemple. Le délai maximal de 120 jours pour négocier constitue une autre aberration, selon lui, puisque le secteur municipal, avec la diversité des corps de métiers et techniciens qu'on y trouve, requiert du temps de négociations important.

Le président du Syndicat des employés municipaux de Saguenay, Alain Decoste, a déclaré que ses membres refusent d'être relégués au statut de travailleurs de second rang.

Au cours des prochaines semaines, les syndicats CSN entendent interpeller la population, les élus municipaux et les députés de l'Assemblée nationale afin de faire pression sur le gouvernement.

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