Les efforts de Pauline et son équipe récompensés

Pauline Minier... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Pauline Minier

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Après cinq années de soutien, Pauline Minier, professeure associée du Département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), a vu les efforts de son équipe de professeurs canadiens bénévoles récompensés, le 16 septembre. Vingt-deux professeurs haïtiens de niveau primaire de Grand-Goâve, inscrits au certificat en enseignement de l'École normale supérieure de l'Université d'État d'Haïti, ont reçu leur diplôme.

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Pour Mme Minier, il s'agit d'une grande victoire, elle qui, de concert avec l'appui financier du Bureau de l'international de l'UQAC, les clercs Saint-Viateur et l'UNESCO, a contribué à monter le programme pour deux cohortes de professeurs haïtiens depuis 2013.

En entrevue avant la cérémonie, Mme Minier a expliqué que les nouveaux diplômés ont tout le mérite d'avoir complété les 10 cours du certificat dans des conditions souvent difficiles. « Il faut donner toute la reconnaissance à ces personnes qui ont eu à effectuer ces études souvent en l'absence d'électricité et dans des conditions de vie difficiles », explique-t-elle.

Mme Minier a dispensé deux cours à Grand-Goâve et effectué des visites dans les classes de ces professeurs afin d'évaluer comment les méthodes d'apprentissage et de travail intellectuel, la gestion de classe et les approches pédagogiques étaient mises en application auprès des élèves de niveau fondamental, l'équivalent du primaire au Québec, mais avec neuf niveaux. 

Lorsqu'elle parle de victoire, Mme Minier mentionne que le système éducatif haïtien part de très loin puisqu'Haïti figure parmi les pays les plus pauvres de la planète. L'éducation est dispensée par des professeurs à temps partiel peu qualifiés en raison d'universités dépouillées de relève, des bibliothèques pauvres en matériel qui, en plus, ont dû subir la calamité des tremblements de terre, le dernier remontant à 2010. Environ 85 % des professeurs ne disposent d'aucune formation professionnelle. Un autre défi important est que les études au certificat se sont déroulées en langue française, une langue seconde dans ce pays dominé par la langue créole. C'est pourquoi, dès le départ, il a été nécessaire de dispenser des cours de perfectionnement en français.

La professeure en enseignement a mentionné que la pérennité du programme de certificat est assurée par le lancement ces dernières années du master en éducation dispensé par l'Université d'État d'Haïti, laquelle compte 32 étudiants. La première cohorte devrait terminer en décembre 2017.

Mme Minier mentionne que le programme de certificat a été soutenu pour une part de 120 000 $ par le ministère de l'Éducation nationale et de la formation professionnelle d'Haïti ainsi que par Michaëlle Jean à titre d'envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti pour une somme de 120 000 $.

La professeure a tenu à souligner l'apport bénévole de Geneviève Leidelinger, de l'Université McGill, ainsi que celles de ses collègues de l'UQAC, Colette Tremblay, Hébert Métellus, Manon Doucet, Martine Maltais, Diane Bouchard, Pierre Ruel, Christiane Pilote et Jacques-André Gueyaud.

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