Un simulateur d'avion en feu!

  • La carlingue, reçue il y a quelques semaines à la base de Bagotville, est utilisée annuellement dans les bases militaires aériennes des Forces armées canadiennes pour la certification des pompiers de l'Air. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    La carlingue, reçue il y a quelques semaines à la base de Bagotville, est utilisée annuellement dans les bases militaires aériennes des Forces armées canadiennes pour la certification des pompiers de l'Air.

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  • La base militaire de Bagotville dispose de trois camions spécialement conçus pour combattre les incendies sur piste d'atterrissage. Les deux camions font leur arrivée sur le site après avoir reçu l'appel d'urgence dans le cadre de la simulation. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    La base militaire de Bagotville dispose de trois camions spécialement conçus pour combattre les incendies sur piste d'atterrissage. Les deux camions font leur arrivée sur le site après avoir reçu l'appel d'urgence dans le cadre de la simulation.

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  • Les camions conçus expressément pour les interventions sur une piste d'atterrissage ont un réservoir de 6000 litres d'eau, 375 litres de mousse conçue pour les incendies d'essence, et 500 litres de poudre chimique. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Les camions conçus expressément pour les interventions sur une piste d'atterrissage ont un réservoir de 6000 litres d'eau, 375 litres de mousse conçue pour les incendies d'essence, et 500 litres de poudre chimique.

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  • La première attaque lors d'une telle intervention consiste à créer, en arrosant, un couloir de sécurité autour de l'appareil pour permettre aux victimes de s'échapper de la carlingue. Les sapeurs poursuivent ensuite leur intervention au sol. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    La première attaque lors d'une telle intervention consiste à créer, en arrosant, un couloir de sécurité autour de l'appareil pour permettre aux victimes de s'échapper de la carlingue. Les sapeurs poursuivent ensuite leur intervention au sol.

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  • Les pompiers combattent ensuite les flammes au sol et se dirigent vers la batterie de l'appareil pour la désactiver. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Les pompiers combattent ensuite les flammes au sol et se dirigent vers la batterie de l'appareil pour la désactiver.

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  • La carlingue, vue de l'intérieur. Les sapeurs devaient éteindre un incendie dans le couloir de l'appareil une fois l'incendie extérieur maîtrisé. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    La carlingue, vue de l'intérieur. Les sapeurs devaient éteindre un incendie dans le couloir de l'appareil une fois l'incendie extérieur maîtrisé.

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  • L'intensité des flammes et leur localisation est contrôlé par une console. Les flammes du dispositif sont alimentées au propane. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    L'intensité des flammes et leur localisation est contrôlé par une console. Les flammes du dispositif sont alimentées au propane.

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Les pompiers militaires de la base de Bagotville ont pu s'entraîner dans les dernières semaines à l'aide d'un dispositif bien spécial: une carlingue d'avion permettant de simuler différents scénarios d'incendie.

Les exercices d'incendie qui se sont déroulés autour du dispositif d'entraînement ont attiré l'attention de plusieurs curieux les soirs et les fins de semaine. La carlingue, installée dans un champ près de l'aire d'entraînement des pompiers, est bien visible à partir du chemin Saint-Anicet, près du point de vue sur la piste d'atterrissage.

Le dispositif d'entraînement fabriqué par l'entreprise Kirila Fire Training, de Brookfield, aux États-Unis, est loué par les Forces armées canadiennes et utilisé en rotation dans les bases militaires de Goose Bay, au Labrador, de Greenwood, en Nouvelle-Écosse, de Petawawa, en Ontario, et de Bagotville.

Elle permet aux 50 pompiers de l'Air d'obtenir une certification annuelle en lien avec le Règlement de l'aviation canadien, des normes américaines de la National Fire Protection Association et de répondre aux normes de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), dont le Canada est membre. Auparavant, les pompiers devaient être formés à l'extérieur.

Le Service incendie de Bagotville a profité du passage du Progrès-Dimanche pour orchestrer un entraînement des pompiers. Chacun des 50 pompiers doit avoir réussi deux interventions sur la carlingue.

Les flammes de l'avion sont alimentées au propane et leur intensité est contrôlée à distance à partir d'une console. «C'est comme un gros barbecue!» lance en riant l'adjudant maître Yvon Roy, chef adjoint du Service incendie, avant le début de la simulation. Une machine à fumée alimentée à l'huile végétale est aussi utilisée à l'intérieur de la carlingue.

«Pour des raisons environnementales, lors de l'entraînement, nous n'utilisons pas la mousse, spécialement conçue pour les incendies avec de l'essence, mais de l'eau», ajoute le chef adjoint des pompiers de l'Air.

L'aviateur Maxime Croteau dirigeait la console de la... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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L'aviateur Maxime Croteau dirigeait la console de la carlingue de simulation d'incendie lors de l'exercice. Le pompier peut ainsi contrôler l'intensité des flammes et leur localisation. Les flammes du dispositif sont alimentées au propane.

Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

Au quart de tour

Lors de la simulation, un premier camion forme avec sa lance un couloir de protection autour de l'avion, pour permettre aux passagers prisonniers des flammes de s'échapper. Le deuxième camion combat pour sa part la source d'incendie.

«Le simulateur nous permet de reproduire différents scénarios, en simulant un incendie provenant d'un écoulement extérieur, ou des flammes localisées dans le cockpit, le passage, le cargo, les roues ou le moteur, par exemple», énumère le chef adjoint du Service incendie, Yvon Roy.

Les pompiers de l'Air combattent ensuite l'incendie extérieur sur le terrain en déployant les boyaux. Les sapeurs se dirigent vers la batterie de l'avion pour la désactiver et se précipitent ensuite à l'intérieur à la recherche de victimes. C'est à ce moment de la simulation que les flammes à l'intérieur du passage sont activées et que la machine à fumée se déclenche.

Lors du passage du Progrès-Dimanche en début de semaine, la carlingue devait être démontée dans les jours suivants pour prendre la direction d'une nouvelle base militaire. Équipée de roues, la structure peut rapidement être déplacée sur les routes du pays, accrochée à l'arrière d'un véhicule, comme une remorque. Gageons que la carlingue attire alors les regards des automobilistes!

Appelés lors des atterrissages d'urgence de CF-18

Les pompiers de l'Air de la base militaire de Bagotville disposent de trois camions spécialement conçus pour les interventions sur une piste d'atterrissage.

Chacun des camions transporte 6000 litres d'eau, 375 litres de mousse utilisée pour les incendies d'essence, et 500 litres de poudre chimique. La poudre chimique est projetée, par exemple, lors d'un écoulement d'essence sous pression, pour bloquer l'alimentation des flammes. La poudre peut être envoyée en même temps que de l'eau à partir des puissantes lances articulées du camion.

Le débit d'eau d'une lance est de 3000 litres par minutes. Lors de notre passage, à titre d'exemple, lors de la simulation, ce sont 1500 litres d'eau, soit le quart du réservoir, qui ont été projetés en quelques minutes par un seul camion, lors de la première approche. Les camions sont aussi équipés de caméras infrarouges et d'une carte informatique de la base militaire, entre autres.

Les pompiers présents 24h sur 24 à la base militaire assurent aussi la protection de l'aéroport civil de Bagotville en vertu d'une entente. Sur la base militaire, ils interviennent fréquemment auprès de CF-18. «Dès qu'une lumière allume, les pilotes font tout de suite faire des vérifications et nous sommes automatiquement appelés sur les lieux», explique l'adjudant maître Yvon Roy, chef adjoint du Service incendie. Ils interviennent aussi auprès des avions de chasse des différents pays membres de l'OTAN qui se posent à la base militaire.

Les sapeurs assurent aussi l'entretien du système d'alarme des bâtiments et autorisent les permis de soudage lors de travaux, par exemple.

Les pompiers de l'Air disposent d'une aire d'entraînement sur la base composée notamment d'un bâtiment de quelques étages, et d'un conteneur qui devrait être prochainement aménagé pour pratiquer les pompiers à franchir des obstacles lors d'un incendie.

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