Les employés de garage déplorent le mauvais climat de travail

Gaétan Tremblay, président par intérim du Syndicat démocratique... (Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens)

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Gaétan Tremblay, président par intérim du Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Guy Harvey, président du Syndicat national des employés de garage du Québec, ainsi que Serge Tremblay, trésorier national de la CSD, ont rencontré les membres du Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean samedi matin.

Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Le combat est loin d'être terminé pour les employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SDEG-CSD). La CSD estime avoir rempli ses engagements au cours des derniers mois. Son défi consiste maintenant à s'assurer que tous paient leur part de la dette contractée pendant le lock-out de 34 mois, mais aussi à installer de meilleures relations entre employeurs et syndiqués.

Quelque 200 membres du Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean se sont réunis à l'Hôtel Universel d'Alma samedi matin afin de faire le point sur la situation.

En plus des réalités financières avec lesquelles les membres doivent composer, le trésorier national de la CSD, Serge Tremblay, déplore le climat de travail dans lequel ils évoluent.

«Encore aujourd'hui, on est en conflit. Les rapports sont extrêmement compliqués», souligne-t-il. «On souhaite normaliser les relations de travail. Il faut enterrer la hache de guerre.»

Sur le terrain, il assure que les effets du conflit se font toujours sentir. «La convention, les employeurs se l'ont fait rentrer dans la gorge. C'est épouvantable ce que ça fait comme désastre. On sent une stratégie de maintenir le plus bas nombre d'employés possible sur le terrain. Si une réparation n'est pas sous garantie, ils la donnent en sous-traitance. Le combat n'est pas fini», affirme-t-il. «Quand on employeur ne rappelle pas ses gars, il n'y pas beaucoup de monde pour payer.»

Effectivement, le remboursement de la dette qui s'élevait au départ à quelque 6,2M$ préoccupe grandement les membres.

Environ le tiers des syndiqués ont été rappelés au travail. Certains ont pris leur retraite et d'autres ont changé d'accréditation syndicale laissant les travailleurs moins nombreux aux prises avec la dette.

Le représentant de la CSD confirme qu'il n'a pas l'intention de laisser les choses ainsi.

«Vint-huit travailleurs ont décidé de quitter le syndicat. Ils ont le droit de le faire, mais ils doivent assumer leurs responsabilités. Ça représente 1,2M$. C'est un montant majeur.»

Une mise en demeure a été envoyée aux ex-syndiqués. «On veut qu'ils remboursent la dette à la même hauteur que les autres. On ne pliera pas les genoux là-dessus. Chacun a jusqu'au 30 septembre pour payer 45 000$, ou convenir de modalités de cotisations. Il n'y aura pas d'autres lettres. Après, ce sera le dépôt du dossier à la Cour supérieure», assure celui qui souligne qu'une lettre sera aussi envoyée afin de demander à ceux qui ont quitté leur emploi de contribuer volontairement.

La CSD a aussi entrepris une campagne de sensibilisation afin de demander aux syndicats affiliés de contribuer à diminuer la dette sur une base volontaire.

«Certains syndicats ont déjà répondu à l'appel. Même des clients de garage ont décidé de faire un don.»

Serge Tremblay espère qu'en jumelant les dons et les cotisations, la dette soit remboursée en trois ou quatre ans au lieu de six.

Serge Tremblay réplique à Daniel Gagnon

Serge Tremblay, le trésorier national de la CSD, est irrité par les propos du professeur Daniel Gagnon rapportés dans les pages du Quotidien du 15 septembre. Le professeur du département d'administration de l'Université du Québec à Chicoutimi remettait en question la gestion du conflit automobile par la CSD. Il affirmait notamment que la CSD aurait dû faire signer des reconnaissances de dette à chacune des personnes bénéficiant des prestations de conflit.

«Je ne connais aucun syndicat qui place ses membres en assemblée en leur disant de signer pour reconnaître leur dette individuelle. Une convention collective, ce n'est pas un contrat individuel», affirme Serge Tremblay. «Il dit que le problème c'est la gestion du conflit. Je voudrais bien qu'il s'explique. La détresse, les problèmes de santé mentale, les problèmes de finance, on s'en est occupé. Ce sont des accusations gratuites. La CSD a toujours été à la hauteur des attentes de ses membres. Les chèques sont sortis toutes les semaines.»

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