Le tueur de chats envoyé en thérapie

Me Olivier Théorêt, avocat d'Anthony Morin, affirme qu'un... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Me Olivier Théorêt, avocat d'Anthony Morin, affirme qu'un passage en prison ne réglerait pas ses nombreuses problématiques.

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Le Baieriverain Anthony Morin, qui a noyé ses chats Princesse et Olaf, est envoyé en maison de thérapie pour régler ses problèmes.

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a présidé, vendredi, l'enquête de remise en liberté du jeune homme de 21 ans, accusé d'avoir volontairement tué des animaux, d'avoir proféré des menaces de mort et des menaces de s'en prendre à un bien, tout en ayant accumulé une douzaine de bris de probation et d'engagement.

Événements

Les derniers événements reprochés à l'accusé remontent au 8 septembre.

Des policiers de Saguenay se sont lancés dans les eaux froides de la rivière à Mars, à La Baie, pour sauver un homme qui semblait en détresse.

Au fil de l'enquête, les agents ont plutôt découvert qu'Anthony Morin avait noyé ses deux chats parce qu'il ne pouvait plus les garder dans son appartement. Il a alors signifié aux policiers qu'il était tanné.

«Je me fous des chats. Je les ai tués plutôt que de tuer quelqu'un. Je les ai assommés avec une roche et je les ai jetés dans l'eau. Je voulais tuer mon coloc, qui a dénoncé le fait que j'avais des chats, et mon intervenante. J'ai plutôt choisi les chats», a raconté Morin aux agents de la Sécurité publique de Saguenay SPS.

Dans sa décision, le magistrat s'est dit en accord avec les arguments de Me Sébastien Vallée (Couronne) sur le fait que l'individu avait déjà échoué une thérapie parce qu'il avait été intimidé et qu'il était toujours possible qu'il le soit encore.

Détresse

Mais le magistrat a aussi retenu les éléments de Me Olivier Théorêt, en défense, soit que l'accusé est encore jeune, qu'il est possible de le récupérer et qu'un séjour en prison ne réglerait pas ses nombreuses problématiques. Anthony Morin en était rendu à écraser ses comprimés, les fumer et se les injecter. Il s'est même injecté de l'eau de javel dans les veines.

«Je suis en face d'un individu en détresse extrême. Ses problématiques de consommation d'alcool et de stupéfiants justifient une thérapie fermée», note le juge Daoust.

Tout au long de l'enquête de remise en liberté, Morin, qui était habillé d'une robe pour une deuxième journée de suite, est demeuré calme. Lorsqu'il a témoigné, il l'a fait très clairement.

«Durant mon enfance, j'ai été battu et j'ai vécu de l'intimidation. J'ai commencé à consommer de la bière, en cachette, à 14 ans, et je le fais de façon très régulière depuis quelques années. J'ai aussi commencé à prendre de la cocaïne, des speeds, de l'ecstasy et de la marijuana depuis environ un an», a raconté candidement Anthony Morin.

Des examens médicaux ont démontré que l'accusé a une intelligence limite, un trouble de personnalité limite et présente une paraphilie (fantaisies sexuelles).

Aux questions de Me Vallée, il a été transparent, en disant avoir des problèmes de violence et d'agressivité et que ce fut la raison de son échec à sa thérapie en 2014.

«J'ai pété une coche. J'étais intimidé par d'autres patients. J'ai eu des idées noires. Oui il est possible que je subisse encore de l'intimidation, mais je travaille sur moi. Je fais des exercices de respiration et je me retire. Ça ne fonctionne pas toujours», a avoué Anthony Morin, qui se dit très motivé par la nouvelle thérapie au centre De l'autre côté de l'ombre.

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