Climat de méfiance entre l'UQAC et ses professeurs

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Rien ne va plus entre les professeurs et la direction de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Les relations entre les deux parties sont extrêmement tendues. Si bien que les professeurs font état d'un climat de méfiance mutuelle et disent avoir peur de s'exprimer librement.

L'administration du recteur Martin Gauthier est sérieusement écorchée dans un sondage tout juste publié dans le bulletin interne L'espace libre. Le Syndicat des professeurs et professeures de l'UQAC (SPPUQAC) a utilisé les pages du journal pour diffuser les résultats du sondage mené auprès de ses quelque 260 membres en avril dernier. Cent-quarante-deux syndiqués ont répondu au sondage, dont la synthèse a été obtenue par Le Quotidien. Il s'agit d'un taux de participation de 63 pour cent. Les questions portaient principalement sur l'enseignement, la recherche, les relations avec l'administration et le climat de travail. Le coup de sonde fait état d'un «malaise prononcé» et d'une «insatisfaction quant au climat organisationnel» prévalant à l'UQAC. En grande majorité, les professeurs ont mis en relief la dégradation de leur environnement de travail, une situation qu'ils attribuent aux façons de faire implantées par l'actuelle administration. La situation est jugée très préoccupante par le vice-président du Syndicat, Daniel Gagnon.

«On sentait qu'il y avait un malaise. Le but du sondage était de voir si ce malaise était bien réel. Avec le taux de participation et les résultats qu'on a eus, on voit que c'est bien plus qu'une perception. C'est troublant», a-t-il fait valoir.

Approche de gestion

Le syndicat tient la direction responsable des «effets très clairs de son approche de gestion». Conscient que l'université a été soumise à un exercice de restriction budgétaire imposé par Québec, Daniel Gagnon estime que la cause du clivage qui se creuse entre le corps professoral et la direction outrepasse les finances.

Le SPPUQAC prend au sérieux les résultats du sondage et entend réunir son exécutif au cours des prochaines semaines pour discuter des actions à venir.

La direction reconnaît le problème

Directrice des affaires publiques à l'UQAC, Marie-Karlynn Laflamme reconnaît qu'il y a un problème.

«On a regardé le document et on l'a lu. Ce qu'il y a là-dedans, ce sont des choses qu'on a dénotées nous-mêmes à la direction. Il y a un problème de communication entre le corps professoral et la haute direction», a déclaré la directrice, ajoutant que son organisation désirait «rétablir le dialogue» et «créer des opportunités pour aller davantage chercher les professeurs».

// Plus de détails demain dans Le Quotidien.

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