«On voulait me tuer, c'est tout»

Carl Lussier reviendra en Cour le 3 octobre... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Carl Lussier reviendra en Cour le 3 octobre pour la continuité de son enquête préliminaire.

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Martin Duchesne a eu peur de mourir, le 17 avril dernier. Il a été battu violemment, a encaissé deux coups de couteau aux poumons et a reçu deux décharges de pistolet électrique (Taser gun). S'il a dénoncé ses agresseurs, Carl Lussier et Julie Morissette, c'est qu'il veut absolument sortir ses enfants de leurs griffes.

L'enquête préliminaire des deux accusés a débuté mercredi après-midi au Palais de justice de Chicoutimi. Le juge Richard P. Daoust a écouté la première portion du témoignage assermenté de la présumée victime.

Lussier et Morissette sont accusés de tentative de meurtre, de tentative d'enlèvement, de séquestration et d'utilisation d'une arme prohibée.

Duchesne, qui se trouve présentement en prison, a porté plainte deux mois après l'attaque. Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) avaient essayé de le faire parler, auparavant, mais n'avaient pu obtenir quoi que ce soit de sa part.

Après l'attaque, les médecins ont dû lui refaire le visage en lui posant une plaque d'acier. Il a perdu une partie de sa vision. Et il a été laissé pour mort et en sang.

«Je ne dis pas que je suis un ange. Si j'ai décidé de porter plainte, c'est que cette affaire touche mes enfants. Je ne peux les laisser avec une mère (Julie Morissette) aussi irresponsable et un beau-père (Carl Lussier) violent», a raconté Martin Duschesne.

«C'est Julie qui voulait que je meure. Elle voulait me voir. Lorsque je l'ai rencontrée, quelqu'un m'a donné une charge de Taser gun. Je pense que j'ai perdu connaissance. Lorsque je me suis réveillé, j'ai tenté de prendre la fuite, mais j'ai été électrocuté à nouveau et j'ai reçu deux coups de couteau aux poumons. Je ne dirais pas que j'ai mangé une maudite volée. On voulait me tuer, c'est tout», précise Martin Duchesne.

Même s'il s'est retrouvé en arrêt cardiaque à deux reprises, que ses agresseurs l'ont laissé pour mort et qu'il a reçu plus de 50 coups au visage et au corps, Duchesne a été en mesure de reconnaître ceux qui l'ont laissé dans ce piteux état.

«De A à Z, je peux dire que c'est Carl Lussier qui m'a battu. Je l'ai vu et j'ai reconnu sa voix. Il y avait d'autres personnes que je ne peux identifier. À un moment donné, Carl a vu que je n'étais pas mort et il m'a dit de ne pas bouger. Je pense qu'il regrettait ce qui venait de se passer. Je sais aussi que c'est Julie qui a commandé ça. Lussier m'a dit que je devais subir ça parce que j'ai dit qu'elle était grosse. Julie m'a même dit que le plan était que je devais mourir. Cette femme, c'est le diable en personne», a répondu la victime.

Malgré cette attaque, Duchesne a continué à fréquenter ses agresseurs. «Lussier voulait savoir si je savais qu'il m'avait sauvé la vie. J'ai joué le jeu, mais je savais ce qu'il avait fait.»

Duchesne a confirmé à l'enquêteur ne pas avoir de dettes de drogue qui auraient pu amener des gens à vouloir lui faire la peau.

«J'ai peur de me faire tirer lorsque je vais sortir d'ici (quartier général de la SPS). Je dénonce Carl, car il est malade. Il veut passer pour un rough. Il a des problèmes sérieux dans la tête», a poursuivi Martin Duchesne.

Durant l'interrogatoire, Duchesne a eu droit de prendre sa dose de morphine. Il a mentionné au policier que ce qu'il prenait pourrait tuer un homme. «Mais moi, ça me réveille», a-t-il conclu.

Le tribunal doit encore entendre un complément d'interrogatoire de 50 minutes de Martin Duchesne.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer