Les anciens lock-outés demandent de l'aide

Les employés de garage doivent rembourser les dettes... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Les employés de garage doivent rembourser les dettes accumulées pendant le lock-out de 34 mois qui a pris fin en janvier 2016.

Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

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La CSD lance une campagne de mobilisation. Elle souhaite obtenir le soutien financier des travailleurs syndiqués des autres organisations syndicales et de la population en général afin d'aider les membres du Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SDEG-CSD). Ces derniers doivent rembourser les dettes accumulées pendant le lock-out de 34 mois qui a pris fin en janvier 2016.

Une vidéo officielle a été diffusée mardi sur les réseaux sociaux afin de lancer cette campagne de mobilisation. La vidéo a été réalisée en deux sections. Elle fait surtout référence au remboursement de la dette des travailleurs toujours à l'emploi des garages. Ils doivent débourser 140 $ par semaine pendant les six prochaines années.

Dans une première partie, la centrale syndicale rappelle les grandes lignes de ce conflit de travail qui a frappé le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle rappelle que les concessionnaires ont décidé de ne rappeler que le tiers des travailleurs lors du retour au travail.

Cette situation a donc laissé les 110 membres du syndicat avec une dette colossale. Pendant le lock-out, 450 travailleurs ont été jetés à la rue. L'emprunt a été fait au nom de ces 450 salariés. Certains ont depuis quitté à la retraite ou ont décidé d'aller travailler ailleurs. Les concessionnaires ont rappelé des effectifs limités, faisant en sorte de diminuer de beaucoup ceux et celles qui doivent aujourd'hui rembourser les emprunts.

La CSD présente dans cette vidéo le témoignage du mécanicien Dave Marcotte. Il dit se rappeler encore aujourd'hui les premières heures du lock-out et la solidarité nécessaire pour survivre à ce long combat de 34 mois. Il mentionne que ce conflit a été cruel pour lui et ses collègues et que malgré la signature des conventions collectives en janvier dernier, les syndiqués ont toujours de la difficulté à retrouver leur dignité en raison de l'impact du prélèvement hebdomadaire pour rembourser la dette.

Dave Marcotte affirme qu'il n'a pas de problème à rembourser ce prêt et que son intention est de le faire. L'aide financière a permis aux travailleurs de tenir le coup pendant les 34 mois, mais aujourd'hui, la facture est trop élevée et c'est pour cette raison que la CSD réclame l'aide des autres travailleurs syndiqués.

Pendant toute la durée de ce conflit, plusieurs syndicats de la région ont effectué des dons de solidarité.

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