Moins de Russes dans l'espace aérien

Les bombardiers stratégiques Bears (TU-95) se font plus... (Archives Le Quotidien)

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Les bombardiers stratégiques Bears (TU-95) se font plus rares aux frontières orientales de l'espace canadien. Ce sont surtout les avions de Cold Lake qui sortent pour les «accompagner».

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Normand Boivin
Le Quotidien

Depuis quelques années, les Russes se tiennent plus tranquilles et viennent moins souvent taquiner les pilotes de chasse canadiens à la limite de notre espace aérien.

La diminution est remarquable, indique le colonel Darcy Molstad, qui explique le phénomène par deux facteurs. Le premier est dû à une série d'écrasements dont ont été victimes les fameux bombardiers Bears Tupolev TU-95 que l'ancienne Union soviétique puis les Russes envoient vers nos frontières pour tester notre rapidité d'intervention. À la suite de ces tragédies, les avions ont été gardés au sol pour vérifier l'origine du problème.

Tout semble maintenant rentré dans l'ordre, sauf que les bombardiers russes sont actuellement très occupés avec la guerre en Syrie, ce qui les tient plus loin des frontières du Canada.

Il y a quand même quelques incursions, mais dans la partie ouest du pays. La raison, explique le colonel, vient du fait que les Russes ont accès directement aux frontières canadiennes au nord des Prairies, car il n'y a aucun pays entre les deux. À l'Est c'est différent, puisqu'ils doivent traverser d'abord l'Islande et le Groenland. Souvent, ils se limitent à «visiter» les Britanniques.

«Lorsqu'ils volent dans le nord de la Russie, rien ne les sépare de la frontière ouest du Canada. Ils ont donc plus tendance à s'approcher de notre frontière, déclenchant l'alerte à la base de Cold Lake, dans le nord de l'Alberta», dit-il.

Habituellement, les chasseurs canadiens se contentent de manifester leur présence en accompagnant amicalement le Bear jusqu'à ce qu'il s'éloigne. Cependant, on note depuis quelque temps la présence de chasseurs russes qui escortent les Bears.

La cohabitation pacifique d'avions de chasse de pays adverses dans un même espace aérien oblige les pilotes à beaucoup de prudence, car le moindre incident pourrait générer une escalade dangereuse. «Il faut agir pour garder le niveau de tension bas», conclut le colonel Molstad.

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