Passerelle effondrée: le BST a amorcé son enquête

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Après avoir examiné les lieux de l'accident, dont les ancrages sur le quai, les enquêteurs ont fait retirer la passerelle des eaux à l'aide d'une grue.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

L'enquête terrain pour déterminer les causes exactes de l'effondrement de la passerelle, qui a fait une douzaine de blessés mercredi à Sainte-Rose-du-Nord, a débuté dans la petite localité. L'équipe du Bureau sur la sécurité des transports (BST) est sur place depuis mercredi soir. Après avoir examiné la scène d'accident, jeudi matin, la passerelle a été retirée des eaux à l'aide d'une grue.

«On a fait une première investigation mercredi soir, mais l'enquête a réellement débuté jeudi matin. On sera sur place pour quelques jours, afin de recueillir des témoignages, examiner la structure de la passerelle et faire une récolte de données auprès de la municipalité», a expliqué le capitaine Steven D. Neatt, enquêteur au BST.

Une partie du quai de Sainte-Rose-du-Nord demeurera fermée jusqu'à la fin de l'enquête terrain. Les embarquements et débarquements des Croisières du Fjord sont également annulés à cet endroit pour une période indéterminée. Les départs sont toutefois maintenus à partir de L'Anse-Saint-Jean.

«La scène est condamnée jusqu'à ce que notre travail soit terminé. La municipalité prendra ensuite des décisions pour la suite des choses», a indiqué M. Neatt.

Après avoir examiné sommairement le quai, les ancrages et la passerelle, l'enquêteur ne pouvait donner plus de détails sur les possibles causes de l'accident. Et il faudra attendre encore plusieurs mois avant la sortie du rapport et des recommandations.

«Il est trop tôt pour faire d'autres affirmations sur la passerelle. Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'elle a été conçue et installée en 2011.»

M. Neatt a également confirmé que son organisation enquête rarement sur de tels événements. Lorsqu'il est question d'incident maritime, il est davantage appelé sur des accidents impliquant des navires que des effondrements de passerelle.

«Je n'ai pas les statistiques en main. Mais dans ma carrière, c'est quelque chose que j'ai rarement vu», a-t-il laissé tomber.

En raison du bris de la structure à Sainte-Rose-du-Nord, les embarquements et débarquements sont impossibles à ce quai jusqu'à nouvel ordre.

Fin de saison précoce

La saison des croisières se termine de façon précoce à Sainte-Rose-du-Nord. Les passagers des navettes fluviales, qui étaient nombreux pendant tout le mois de septembre, ne pourront plus débarquer ou embarquer sur ce quai. Les élus ne comptent pas remplacer la passerelle, lorsque l'enquête terrain du BST sera terminée, soit dans quelques jours. La municipalité prévoit également retirer les pontons qui servent à ce service de navette.

«Est-ce qu'on va remettre les équipements lorsque les enquêteurs quitteront les lieux? La réponse est non. Les navettes fluviales ne pourront plus s'arrêter à Sainte-Rose-du-Nord pour la saison, car on n'a pas les conditions pour réinstaller les infrastructures», répond le maire.

Le bateau La Marjolaine pourrait toutefois s'y accoster à nouveau, car ce navire possède sa propre passerelle. La programmation estivale de ce bateau est toutefois terminée depuis le 3 septembre.

Les membres de la Corporation nautique du quai de Sainte-Rose-du-Nord devraient se réunir dans quelques jours pour évaluer la situation. La municipalité, rappelons-le, estime qu'elle n'a rien à se reprocher dans l'effondrement de la passerelle qui a fait plusieurs blessés mercredi. La structure avait été inspectée il y a quelques mois.

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