Des citoyens de Larouche défendent le projet

Les résidants du Lac-du-Camp ne doivent pas passer... (Photo Le Quotidien, Laura Lévesque)

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Les résidants du Lac-du-Camp ne doivent pas passer à côté du projet de prolongement du réseau d'aqueduc, croient Marcel Desgagné et Fernand Girard de l'Association des propriétaires de ce secteur.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

À quelques jours du référendum sur le prolongement du réseau d'aqueduc de Larouche, l'Association des propriétaires du Lac-du-Camp (droit) défend publiquement le projet. L'agrandissement, évalué à 1,6 million$, permettra de desservir plus de 120 résidences et chalets de ce secteur.

Une semaine après la sortie de six opposants dans les pages du Quotidien, le président et le vice-président de l'association tiennent à rappeler la nécessité d'un tel prolongement. Il garantira l'accès à l'eau potable, insiste le groupe, craignant que le projet tombe définitivement à l'eau si plus de la moitié des 153 personnes inscrites sur la liste électorale s'opposent au référendum du 11 septembre.

Coûts élevés

Les opposants, rappelons-le, déplorent principalement les coûts élevés par citoyen touché, soit 14 000$ étalés sur 20 ans. «Tout le monde veut l'eau, mais personne ne veut payer. C'est toujours comme ça. Mais pour certaines choses, il faut payer. L'eau, ce n'est pas un luxe. Surtout pour les gens qui résident à l'année», plaide le vice-président de l'association, Fernard Girard.

«C'est aussi la valeur de nos maisons qui grimpera, ce qui est un point positif pour les résidants», ajoute le président, Marcel Desgagné.

Selon les deux hommes, si le projet ne va pas de l'avant, certains citoyens seront tout de même obligés de débourser dans les prochaines années pour modifier leur puits, qu'il soit situé dans le lac Kénogami ou bien sur leur terrain. «Les lois environnementales se resserrent. Certaines choses étaient acceptées autrefois. Mais plus maintenant», pointe M. Girard.

Paiement

Ces derniers sont toutefois en faveur d'un paiement unique de 10 200$, en plus de la possibilité de payer sur 20 ans avec les intérêts. Un seul versement que la municipalité n'a pas autorisé. Mais ce seul argument, utilisé par les opposants, ne peut être suffisant pour faire avorter le projet. Si le prolongement n'est pas accepté par la majorité, dimanche, l'association redoute que la municipalité mette un terme définitif à ce projet. Et ce, même si Québec et Ottawa dévoileront dans quelques semaines un nouveau programme pour financer les prolongements d'aqueduc en dehors des secteurs urbains.

«Si ça ne passe pas, est-ce que les élus vont relancer le projet plus tard? Le projet est issu d'une demande de citoyens. Mais si on change d'idées, les élus ne nous trouveront plus sérieux. Il ne faudrait quand même pas faire rire de nous», ajoute M. Desgagné, rappelant que près de 80% des résidants avaient voté en faveur du projet, dans le cadre du premier sondage réalisé par la municipalité.

Autre secteur

Les citoyens de la rue Champigny font aussi partie du projet de 1,6 million$ et ils devront débourser les quelque 14 000$ pour le service d'eau. Mais la dizaine de résidants touchés sont déjà desservis par une conduite temporaire récemment aménagée. Les gens payent seulement la taxe d'eau de 350$ par année, en attendant la construction du réseau. C'est ce qui pousserait certains citoyens de cette rue à s'opposer au règlement d'emprunt. Si le projet tombe à l'eau, ceux-ci pourraient être rapidement débranchés de la conduite temporaire, précise le directeur général de la municipalité, Martin Gagné.

Un service temporaire

«Ces citoyens ont été avisés que le service d'eau était temporaire. Si le projet ne va pas de l'avant, le conseil municipal devra prendre une décision. Est-ce qu'il y aura un débranchement rapide? Ça serait étonnant que la municipalité conserve longtemps cette installation temporaire», précise le directeur général, qui ne pouvait dire si ces résidants pourraient ensuite construire leur propre réseau.

Le maire ne peut commenter le dossier, car il se trouve en conflit d'intérêts. Un terrain lui appartenant sera acheté pour les besoins du prolongement du réseau.

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