Soixante citoyens à la consultation

Une soixantaine de personnes ont répondu à l'appel... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Une soixantaine de personnes ont répondu à l'appel de la députée Karine Trudel, mercredi soir. La consultation publique concernait la possible réforme du mode de scrutin au Canada.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Une soixantaine de personnes ont participé à la consultation publique sur la réforme du mode de scrutin organisée par la députée du Nouveau Parti démocratique, Karine Trudel, mercredi soir. Les citoyens se sont exprimés, mais en ont aussi profité pour poser plusieurs questions.

«Je suis vraiment satisfaite du nombre de personnes dans la salle. Je sais que la réforme du mode de scrutin n'est pas le sujet le plus sexy qui soit!», a lancé la députée en début de rencontre.

Lorsqu'ils se rendront aux urnes en 2019, les Canadiens pourraient exercer leur devoir de citoyen dans un cadre entièrement différent de celui en vigueur au pays depuis 150 ans. En effet, le gouvernement de Justin Trudeau a mis sur pied, en mai dernier, un comité parlementaire chargé de se pencher sur la réforme possible du mode de scrutin. Des consultations publiques se tiennent actuellement un peu partout au pays, afin de connaître le pouls de la population. Des mémoires seront déposés et acheminés aux membres du comité parlementaire, qui les analyseront.

Mercredi soir, la salle de l'hôtel Delta de Jonquière était bien remplie et de nombreuses personnes ont profité de cette tribune pour s'exprimer. D'entrée de jeu, une présentation a été faite, expliquant quelques options qui pourraient s'offrir aux électeurs en 2019.

On a parlé, entre autres, du scrutin majoritaire (celui utilisé jusqu'ici au Canada) et du scrutin proportionnel. Les avantages et les désavantages de chacun des modes ont été présentés aux gens présents. Le vote en ligne a également été un sujet de discussion au cours de la soirée.

Le citoyen Daniel Bindley a d'ailleurs exprimé ses inquiétudes face à une telle façon de voter. «Le vote en ligne, ça peut être bien intéressant, mais même avec le meilleur système informatique qui soit, ça ouvre la porte au marché de l'achat des votes. Si les électeurs peuvent voter dans leur salon, ce n'est pas comme s'ils étaient seuls dans l'isoloir», a fait valoir le citoyen.

En entrevue avec Le Quotidien, Karine Trudel ne pouvait pas dire avec quel mode les électeurs semblaient le plus à l'aise. «Ce serait bien difficile à dire pour le moment. C'est vraiment le comité parlementaire qui va pouvoir tirer des conclusions. Jusqu'à maintenant, les gens semblent assez partagés. Tout ce que j'espère, c'est que leur opinion sera prise en considération», a affirmé la députée.

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