Autocueillette de noisettes: Le Quotidien cause la cohue

Le producteur fulgencien Bertrand Gravel a accueilli plusieurs... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Le producteur fulgencien Bertrand Gravel a accueilli plusieurs clients friands de noisettes, samedi. Il pose ici en compagnie de Geneviève Lebuis et Gilbert Sergerie, qui se sont gâtés en récoltant l'équivalent de 12 litres du petit fruit pratiquement disparu des forêts saguenéennes.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Le producteur de noisettes Bertrand Gravel doit se pincer pour réaliser pleinement ce qui est en train de lui arriver. Depuis jeudi, jour où Le Quotidien a fait paraître une chronique portant sur sa plantation de noisetiers, à Saint-Fulgence, le téléphone ne dérougit pas. Grâce au texte du collègue Roger Blackburn et aux images du photographe Rocket Lavoie, le retraité a l'impression que la région tout entière a les yeux tournés vers sa nouvelle entreprise d'autocueillette.

«C'est fou ce qui arrive. J'ai tellement eu de monde ce matin, ça n'a pas de bon sens! Je suis débordé, ma femme est débordée. Le téléphone n'arrête pas de sonner et nous avons au-dessus de 100 réservations», a fait valoir M. Gravel, lors du passage de notre équipe, samedi, en début d'après-midi. Le producteur s'est même trouvé dans l'obligation de décliner une entrevue télévisée qui devait être diffusée dans un bulletin national tellement l'effervescence autour de ses noisetiers était grande.

Pour s'assurer de suffire à la demande, Bertrand Gravel a refusé des clients qui n'avaient pas réservé au préalable. Il a pris bien soin de nous informer du fait qu'il ne pourrait pas accueillir les passants dimanche.

«Je ne veux pas en manquer. Je fais ça pour les gens parce que je sais qu'ils aiment les noisettes. Cette année, j'ai environ 90 000 noisettes. Dans sept ou huit ans, j'en aurai probablement 8 millions. C'est complet pour cette année», a enchaîné le sympathique horticulteur, qui a pris plaisir à apostropher notre chroniqueur lorsqu'il s'est présenté avec des membres de sa famille pour faire un brin d'autocueillette en matinée.

«Je lui ai dit que tout ça était de sa faute!», a-t-il lancé avec humour, manifestement heureux, mais pris de court par ce départ pour le moins fulgurant.

Du bonheur à petit prix

Geneviève Lebuis et son conjoint Gilbert Sergerie n'allaient certainement pas passer à côté de cette chance inouïe de mettre la main sur tant de bonheur, à si petit prix. Le couple a cueilli l'équivalent de deux contenants de six litres. La note s'est élevée à moins de 25$.

«Quand j'étais petit, on ramassait ça à la poche. Maintenant, les noisettes sont toutes attaquées par les vers. C'est merveilleux de pouvoir en retrouver», a déclaré le cueilleur. Avant de partir, il a confié qu'il aurait bien du mal à respecter l'une des consignes d'usage de Bertrand Gravel, qui a conseillé au couple de laisser mûrir les noisettes pendant dix jours avant de les éplucher.

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