Abolition des CRÉ et CLD: 2 M$ de moins pour Saguenay

L'abolition de la Conférence régionale des élus (CRÉ) et du Centre local de... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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L'abolition de la Conférence régionale des élus (CRÉ) et du Centre local de développement (CLD) de Saguenay résulte en une perte de deux millions$ pour Saguenay. Si la transition est difficile pour les municipalités, elle mène cependant vers un mode de gouvernance plus efficace, en donnant plus de pouvoirs aux municipalités régionales de comté (MRC), estime le conseiller municipal Luc Boivin.

La ville de Saguenay, qui agit comme MRC pour l'agglomération saguenéenne, recevait un million$ de la CRÉ pour différentes ententes et organismes, et 1,9 million$ pour son CLD. La dissolution de la CRÉ et le démantèlement du réseau des CLD par le gouvernement Couillard diminue maintenant les fonds reçus à un total 900 000$ pour 2016.

«On comprend que plusieurs organismes sont inquiets. Il va y avoir moins d'argent, et les attentes sont importantes», a souligné Luc Boivin, qui agissait comme président du CLD de Saguenay.

Pour faciliter la transition, Saguenay bénéficie toutefois d'une partie des surplus engrangés par la CRÉ, qui ont été répartis entre les cinq MRC de la région lors de sa dissolution.

Il souligne que les services du CLD ont été moins affectés, puisqu'ils ont pu en grande partie être préservés en étant intégrés à Promotion Saguenay. La moitié des emplois, environ une dizaine, a pu être sauvée.

Il est cependant difficile pour M. Boivin, qui agit comme préfet suppléant à la Table des préfets de la région, de préciser quels organismes ou secteurs seront les plus affectés par cette baisse de contribution de deux millions$. Tout dépendra comment les organisations présenteront leurs dossiers auprès des MRC, qui ont maintenant la compétence de gérer les fonds qui étaient alloués aux CRÉ.

Nouvelle gouvernance bénéfique

Même s'il n'accueille pas de gaieté de coeur les compressions, Luc Boivin estime que la gestion des fonds par chacune des MRC, plutôt que par un seul organisme régional comme la CRÉ, sera bénéfique.

«Le gouvernement a pris une bonne décision en décidant de confier le développement local aux MRC, assure-t-il. [...] Un changement dans la gouvernance est en train de s'effectuer. La gestion par région administrative disparaît pour que les MRC prennent plus d'importance.»

Le conseiller est conscient que sa position risque de faire réagir. Son opposition au modèle de la CRÉ était d'ailleurs connue: il s'était prononcé en faveur de leur abolition et avait qualifié l'organisation de «totalement inutile» et d'«outil de division» à l'automne 2014.

L'attribution des fonds par MRC sera selon lui plutôt une occasion de créer des ententes entre MRC et sous-région d'autres régions administratives, ou de procéder à des regroupements d'intérêts.

«Le nouveau modèle élimine la gestion en silo et va permettre une plus grande cohésion, et ça n'empêche pas de travailler des dossiers régionaux. Il pourrait aussi y avoir, par exemple, un regroupement des MRC au Québec qui dépendent de l'industrie forestière ou de l'aluminium. On est plus forts quand on a une seule voix auprès du gouvernement», lance-t-il.

Son intention n'est cependant pas de semer la discorde, précise-t-il. Le conseiller municipal plaide plutôt pour un respect des différences entre chaque MRC.

«Il n'y a pas une seule bonne façon d'aborder un dossier, ou une seule façon d'aborder le développement économique. Nous avons Promotion Saguenay, et les autres peuvent fonctionner autrement», souligne celui qui indique d'ailleurs que des rencontres ont actuellement lieu avec d'autres municipalités québécoises qui sont intéressées à reproduire le modèle de Promotion Saguenay.

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