«Sans unité, il y a des reculs»

Sylvain Gaudreault, Richard Hébert, Mireille Jean, Guy Larouche,... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Sylvain Gaudreault, Richard Hébert, Mireille Jean, Guy Larouche, Serge Simard, Gilles Potvin, Gérald Savard, Karine Trudel et Marc Asselin ont écouté les organisateurs dresser le bilan de chaque atelier avant de prendre la parole.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

L'absence de synergie entre le Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA) et le Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA-Métallos) est une «catastrophe» pour les conditions des travailleurs de la région. Président de l'organisation almatoise, Alexandre Fréchette estime que ces tensions qui persistent ont des répercussions directes sur les quelque 1400 syndiqués des deux usines, mais également sur tous les employés de Rio Tinto (RT).

«On a tendu la main à quelques reprises, mais c'est difficile. Tant qu'il n'y aura pas d'unité, ça sera des reculs. On a manqué le bateau sur les dernières conventions collectives. On a fait de nombreuses concessions. Essayons de ne pas le manquer la prochaine fois. On risque seulement d'être plus forts, car c'est une catastrophe pour les conditions de travail en ce moment», a affirmé Alexandre Fréchette, dans un atelier sur les relations de travail qui se tenait vendredi dans le cadre du Forum Pacte social Aluminium.

Le président du SNEAA brillait d'ailleurs par son absence à cet événement organisé par le Centre de recherche sur le développement territorial de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Alain Gagnon a en effet renoncé à l'invitation de l'économiste Marc-Urbain Proulx. Sa présence était souhaitée pour discuter de synergie syndicale dans l'atelier consacré aux relations de travail.

«C'est une question importante, car sans cette synergie, les syndicats vont s'invalider l'un l'autre», a commenté Pierre Deschênes, professeur retraité de l'UQAC et animateur de cette table.

Une constatation qu'a approuvée M. Fréchette qui n'a cependant pas voulu s'avancer sur les causes des tensions.

«C'est un secret de polichinelle qu'on a des divergences d'opinions. On était d'ailleurs déçu que les représentants du SNEAA ne soient pas présents. Parce qu'il n'y a pas de chicane entre les membres d'Alma et d'Arvida. Eux, ils veulent travailler. C'est notre clientèle. Il faut donc se rapprocher», a ajouté M. Fréchette.

Opinion publique

Si l'opinion publique était en faveur de la compagnie au début du lock-out de 2012, la population semble de plus en plus se ranger derrière les travailleurs, remarquent les organisations syndicales qui ont participé au forum.

«L'opinion publique, c'est le nerf de la guerre. Avant, on ne parlait pas beaucoup de la profitabilité des barrages. Maintenant, les gens savent plus de choses. Ils s'en font moins passer. Ils voient aussi comment l'entreprise traite les riverains et ses fournisseurs», a mentionné Érick Fortin du Syndicat des travailleurs d'énergie électrique nord (STEEN).

«L'opinion publique est intimement liée à notre rapport de force. On a levé le voile sur des informations, dont les 148 millions$ payés par Hydro-Québec pendant le lock-out ou sur le nombre d'emplois dans la région. En 10 ans, on a perdu la moitié. On est rendu à 2300 employés. Et c'est notre aplaventrisme qui a causé cette situation actuelle. Ce n'est pas parce qu'on revendique trop. C'est parce qu'on ne revendique plus», a insisté M. Fréchette.

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