Cinq ans pour un père incestueux

Un père de famille incestueux a pris le chemin du pénitencier pour les cinq... (123rf)

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Un père de famille incestueux a pris le chemin du pénitencier pour les cinq prochaines années pour avoir eu des relations sexuelles complètes avec sa fille de 15 ans à neuf reprises. L'individu voulait lui montrer ce qu'était une relation sexuelle avec un garçon.

Cette histoire d'horreur s'est déroulée sur le territoire de Saguenay en juillet 2015. La jeune fille a finalement dénoncé son père afin que sa petite soeur ne subisse éventuellement le même sort.

Il n'y a pas eu de procès. L'accusé a plaidé coupable neuf jours après la première comparution au Palais de justice de Chicoutimi.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a prononcé une ordonnance de non-publication afin d'éviter l'identification de la victime.

Le client de Me Dominic Bouchard a plaidé coupable rapidement aux accusations d'inceste et d'avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite.

L'histoire a débuté lorsque l'adolescente aurait voulu en apprendre un peu plus sur les relations sexuelles. Elle aurait posé des questions au paternel. L'homme de 46 ans a accepté, sauf qu'il est passé rapidement de la théorie à la pratique.

«Il y a eu neuf relations sexuelles complètes entre le père et sa fille. Celle-ci a porté plainte par crainte que les gestes ne se reproduisent sur sa plus jeune soeur. Si nous savons qu'il y a eu neuf relations, c'est que la victime l'a inscrit, sous la forme des paroles de la chanson de la Reine des neiges, dans une sorte de journal intime», a mentionné le procureur de la Couronne, Me Michaël Bourget.

«L'accusé voulait lui enseigner ce que c'était de coucher avec des garçons. Pendant qu'il le faisait, il lui présentait des films pornographiques afin qu'elle puisse voir comment cela se passerait», a ajouté l'avocat du ministère public.

La victime a tardé à déposer une plainte. Elle se sentait coupable. Elle avait honte et avait peur de ne pas être crue, surtout que sa mère n'a jamais voulu rien entendre, disant que ça ne se pouvait pas.

La malheureuse histoire a éclaté au grand jour après que l'adolescente en ait parlé à deux de ses amies. Par la suite, cela s'est rendu aux oreilles de gens responsables.

Durant tout le résumé des actes reprochés, l'accusé est demeuré debout devant le juge. Il avait la tête baissée. Il a échappé quelques larmes, notamment lorsque Me Bourget a fait la lecture d'un bout de la déclaration de la jeune fille.

«Je suis contente et soulagée que mon père ait reconnu les gestes. Je ne pourrai pas pardonner ce qu'il m'a fait, mais j'aime tout de même mon père.»

En défense, Me Bouchard a admis que son client lui a rapidement signifié qu'il reconnaissait ses torts.

«Il ne voulait pas de procès et voulait régler le dossier rapidement. Il a comparu le 24 août et plaide coupable aujourd'hui. Mon client se sent extrêmement honteux», a ajouté Me Bouchard.

«Pour le reste, je ne peux expliquer l'inexplicable. Je crois que ce fut une affaire de distorsion cognitive. Il aimerait avoir le pardon de son enfant un jour», a dit le criminaliste.

Le juge Paul Guimond a entériné la suggestion commune de Me Michaël Bourget et de Me Bouchard.

«Il est regrettable que la victime n'ait pas été crue par sa mère. J'espère que celle-ci va la croire maintenant que le père a reconnu les faits. J'invite l'accusé à suivre les recommandations au pénitencier pour essayer de s'en sortir et prendre conscience de sa problématique», a conclu le juge.

L'individu devra fournir un échantillon d'ADN, s'inscrire au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans et ne pas être en présence de mineurs dans les trois années qui suivront sa sortie du pénitencier.

Au moment de prendre le chemin du bloc cellulaire du Palais de justice de Chicoutimi, la fille du père abuseur s'est mise à pleurer, avant de sortir de la salle d'audience.

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