Plusieurs pistes de solutions apportées

L'économiste et organisateur du Forum Pacte social Aluminium,...

Agrandir

L'économiste et organisateur du Forum Pacte social Aluminium, Marc-Urbain Proulx.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laura Lévesque
Le Quotidien

Créer une instance régionale pour veiller au retour de la «réciprocité» entre la région et Rio Tinto (RT). Faciliter la recherche et le développement pour la valorisation des résidus de bauxite. Encourager une plus grande participation de l'État dans l'industrie de l'aluminium. Trouver un nouveau créneau dans la transformation.

Les quelque 220 participants du Forum Pacte social Aluminium ont identifié plusieurs solutions pour faire face aux enjeux liés à cette industrie, mais surtout, pour positionner la région en vue d'une reprise imminente. Parce que contrairement à ce que véhicule RT, les États-Unis sont en manque d'aluminium et se tournent de plus en plus vers le Moyen-Orient et la Chine pour s'approvisionner, ont plaidé les experts.

«C'est là qu'on a besoin d'aluminium. Pas en 2019 ou 2020. Le marché américain en a besoin. Il y a une nécessité pour créer une quarantaine de nouvelles alumineries avant 2030», a insisté l'économiste et organisateur du Forum, Marc-Urbain Proulx.

Absente, l'entreprise n'a pas pu donner sa version des faits. C'est d'ailleurs pour cette raison que plusieurs intervenants ont proposé la création d'une entité neutre capable de veiller sur les intérêts de la région.

«Le problème actuel, c'est que la concertation est faible. C'est pour ça qu'une telle instance est essentielle et viendrait corriger l'erreur des libéraux qui ont aboli les CRÉ», a exprimé le chef par intérim de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault, en parlant de cette idée qui a resurgi dans presque tous les ateliers.

L'élaboration d'une mesure pour protéger les joyaux québécois (pour ne pas répéter la vente d'Alcan), miser sur notre économie verte et exiger un niveau d'emploi équivalent aux efforts consentis par la région et le gouvernement font aussi partie des solutions qui ont été mises de l'avant par le député péquiste qui s'est inspiré des discussions de la journée.

La grande majorité des élus se sont d'ailleurs montrés en faveur de la création d'une nouvelle organisation de concertation régionale, à l'exception du maire de Roberval qui s'est vivement opposé à une telle idée.

«La CRÉ a été défaite et j'en suis bien content. La meilleure façon de ralentir des projets, c'est de créer des instances. C'est beau de sortir des idées, mais il faut que ça bouge. Je n'ai pas de temps à perdre à siéger sur des comités, a lancé Guy Larouche. Il faut aussi arrêter de pointer du doigt ceux et celles qui créent des emplois. Je ne suis pas contre eux. Il faut apprendre à travailler ensemble», a-t-il ajouté, en parlant de RT.

La diversité des positions est d'ailleurs signe du succès pour l'événement, selon Marc-Urbain Proulx.

«Le taux de satisfaction est très élevé. Le malaise régional est assez large et assez réel. Donc les gens sont heureux de s'exprimer. On va compiler les résultats au cours des prochaines semaines et faire un rapport complet. Mais les débats ont été très riches tout au long de la journée», a constaté M. Proulx.

Plusieurs entrepreneurs et les principaux maires du Lac-Saint-Jean étaient présents à l'événement, mais Saguenay n'a dépêché aucun élu pour participer à la plénière. Les députés Serge Simard, Karine Trudel et Denis Lemieux ont également fait acte de présence. Comme prévu, la Société de la Vallée de l'aluminium n'était pas là

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer