Aluminium: l'entente de continuité doit être respectée

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Les députés du Parti québécois au Saguenay-Lac-Saint-Jean veulent que le gouvernement du Québec «mette en place les conditions qui permettront l'expansion des alumineries régionales prévue dans l'entente de continuité de 2006 que Rio Tinto s'est engagée à honorer».

Les députés Sylvain Gaudreault (Jonquière), Mireille Jean (Chicoutimi) et Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean) estiment que le gouvernement devra «trouver des solutions aux enjeux auxquels l'entreprise et la population ont à faire face», tout en gardant en tête les «intérêts supérieurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean».

Dans un communiqué, l'équipe péquiste régionale affirme que la gestion des berges du lac Saint-Jean constitue un premier enjeu à résoudre. «Dans les travaux menant à un nouveau décret permettant à Rio Tinto d'exploiter le lac Saint-Jean pour la production d'hydroélectricité, notamment la question du niveau d'eau et la protection des berges, la société civile s'est prise en main et 26 organisations se sont concertées pour faire valoir des intérêts communs, soulignent les trois députés. L'entreprise et le gouvernement du Québec ont tout avantage à tenir compte de ces revendications dans le mécanisme menant à un nouveau décret. Le gouvernement doit notamment s'assurer qu'aucune nouvelle facture ne soit refilée aux riverains du lac Sain-Jean.»

Cette sortie de la députation péquiste régionale est faite dans le cadre du forum Pacte social aluminium, qui est organisé par le Centre de recherche sur le développement territorial à l'UQAC.

Investissements

Les péquistes souhaitent que l'usine Vaudreuil continue de produire de l'alumine jusqu'en 2047. Vaudreuil est menacée de fermeture en 2022 si aucune solution n'est trouvée pour l'entreposage des boues rouges.

«Nous sommes conscients que la disposition des résidus de bauxite constitue un enjeu industriel et environnemental, c'est pourquoi nous souhaitons que l'entreprise se dote d'un plan détaillé afin de mener à une meilleure revalorisation des résidus», soutiennent Sylvain Gaudreault, Mireille Jean et Alexandre Cloutier.

Les députés veulent également que Rio Tinto et le gouvernement du Québec «dissipent les inquiétudes en région quant aux investissements auxquels l'entreprise s'est engagée dans l'entente de continuité».

«Nous sommes conscients que l'entreprise évolue dans une industrie mondialisée où des usines ultramodernes sont construites notamment au Moyen-Orient et en Asie. Mais il demeure que l'avantage de Rio Tinto issu de l'hydroélectricité produite en région constitue la meilleure carte de vente pour l'aluminium le plus vert au monde. La population régionale doit maintenant retirer les avantages promis dans l'entente de continuité de 2006.»

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