Le monde de la recherche se réorganise

Le président du conseil d'administration du Fonds de... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le président du conseil d'administration du Fonds de la recherche forestière, Claude Bouchard, le directeur général du Centre de recherche sur la boréalie de l'UQAC, André Pichette, et la directrice générale du Fonds de la recherche forestière, Ursula Larouche, ont confirmé la cession des connaissances du fonds régional au centre de recherche universitaire.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le monde de la recherche perd deux joyaux dans la région. L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) met la clé dans le Consortium sur la forêt boréale pendant que le Fonds de la recherche forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean transfert au Centre de recherche sur la boréalie de l'UQAC ses connaissances afin de réorganiser à l'intérieur de cette structure les volets spécifiques couverts par le consortium et les chercheurs du fonds régional.

La fermeture du Consortium de recherche sur la forêt boréale découle en partie de la décision du gouvernement du Québec de couper définitivement les ressources dans ce domaine spécifique pour la recherche et de la décision de Résolu de transférer à la chaire du professeur Hubert Morin la subvention annuelle de 10 000$ qu'elle accordait au consortium. Quant au fonds forestier régional qui a généré pour 600 000$ de travaux par année au cours des 10 dernières années, il est victime de la même décision du gouvernement de couper dans les subventions à la recherche.

Liens maintenus

Le directeur du Centre de recherche sur la boréalie, André Pichette, a assuré en conférence de presse que malgré ce changement important, tout allait être mis en oeuvre pour maintenir les liens entre l'industrie et les chercheurs. L'idée étant de poursuivre les travaux afin de répondre aux problèmes soulevés par l'industrie, tout en effectuant des travaux de recherche fondamentale. Le scientifique estime qu'il sera possible de conserver la vocation du consortium à l'intérieur de la nouvelle structure en cadrant de façon serrée les travaux de recherche.

André Pichette a expliqué qu'il devenait difficile de supporter une structure spécifique comme le consortium dans le nouveau contexte de la recherche en tenant compte des ressources disponibles. Le financement est en ce moment «très difficile en raison des compressions imposées par le gouvernement». Les entreprises du secteur forestier ont les poches moins profondes pour contribuer à la recherche puisqu'elles sont toujours en sortie de crise.

Un gros défi

Le défi reste tout de même grand pour les dirigeants du Centre de recherche sur la boréalie dans l'intégration du consortium. Dans les faits, il ne restait que quatre partenaires industriels pour supporter financièrement le consortium. Avec la décision de Résolu de concentrer ses subventions dans la chaire de recherche d'Hubert Morin, il était devenu difficile de maintenir la structure. Le centre qui récupère plusieurs chercheurs associés au consortium devra également s'activer pour trouver le financement.

Jean-François Boucher, professeur au Département des sciences fondamentales, est l'un des chercheurs provenant du consortium. Il considère que ce changement n'est pas le fruit du hasard, mais bien le résultat d'une situation particulière. Il note comme le directeur que le consortium a bénéficié des années fastes de la recherche et le futur ne s'annonçait pas aussi rose.

La directrice du Fonds de la recherche forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Usrsula Larouche, a pour sa part mentionné qu'il s'agissait d'une évolution pour le secteur de la recherche régionale en foresterie. Elle rappelle que les travaux réalisés depuis la mise en place du fonds ont permis d'apporter des réponses à plusieurs questions et dans certains cas faire des liens avec des problèmes nouveaux.

Les travaux de recherche menés par Jean-François Boucher pour la remise en production de vastes landes forestières rendues improductives en raison de la répétition des feux ont conduit à la création des puits de carbone. Il s'agit d'un élément important de Carbone boréal, une initiative qui consiste à combattre le réchauffement climatique par la croissance des jeunes arbres qui se nourrissent de carbone.

Connaissances accrues

Les travaux du fonds de recherche régional et du consortium auront toutefois permis de faire avancer les connaissances sur les composantes de la grande forêt boréale. Ces connaissances ont conduit à des changements importants de culture dans les domaines de l'aménagement forestier et de la vision de cette ressource qui peuvent être mis à contribution pour d'autres produits que les secteurs traditionnels des pâtes et papiers avec des percées du côté de la médecine et des cosmétiques.

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