L'absence du SNEAA déçoit l'organisation

L'économiste Marc-Urbain Proulx... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'économiste Marc-Urbain Proulx

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L'économiste Marc-Urbain Proulx ne cache pas sa déception devant la décision du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA-Unifor) de ne pas prendre part au colloque du Centre de recherche sur le développement territorial de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) sous le thème Forum pacte social aluminium.

La décision prise par le comité exécutif du SNEAA arrive 24 heures après la même position adoptée par la Société de la vallée de l'aluminium.

«Le SNEAA est un acteur important pour l'avenir, mais ce n'est pas le seul acteur important», a dans un premier temps indiqué le professeur d'économie.

Représentativité

Le communiqué émis par le syndicat fait état de la représentativité du syndicat aux différentes tables. Tout indique que les officiers syndicaux ont considéré qu'ils n'occupaient pas assez de place pendant l'événement alors qu'ils sont directement concernés par l'avenir de l'industrie de l'aluminium.

«Dans la majorité des thèmes des ateliers, les enjeux du complexe Jonquière s'y retrouvent, mais la présence des membres de notre équipe ne semble pas être importante, car nous sommes absents aux tables concernant nos installations. Après plusieurs échanges afin de comprendre le concept, on a finalement reçu l'invitation de s'inscrire quatre jours avant la tenue du forum. Vous comprenez qu'il nous est difficile, voire même impossible, d'être préparés afin de participer à un tel atelier», stipule le communiqué du SNEAA.

Dédoublement

Dans le même souffle, les officiers syndicaux expliquent être en ce moment inscrits dans le processus du sommet économique. Ils devraient déposer cet automne des résolutions dans le cadre de cet exercice. Ils en arrivent donc à la conclusion que la participation à un deuxième exercice similaire est en fait un dédoublement.

Le syndicat entend donc consacrer ses énergies à faire aboutir les différents projets du complexe Jonquière. Le syndicat entend de cette façon répondre aux différentes positions prises par l'entreprise à l'effet que l'industrie de l'aluminium traverse une période difficile. Ce qui a pour effet de ralentir les processus de décision pour les investissements majeurs comme la réalisation des projets AP60 et la seconde phase de l'aluminerie d'Alma.

Une place comme les autres

Le responsable du sommet estime que le syndicat, malgré son importance, ne peut pas occuper toute la place aux tables. Il doit occuper une place comme chacun des intervenants. Au total, pas moins de 200 personnes ont confirmé leur participation.

«Cette réponse démontre comment il est difficile pour la région de parler d'une seule voie. On sait qu'il y a dans la région des tensions à l'intérieur même des syndicats. Quant à la SVA, elle a ciblé comme intervention les équipementiers et la transformation de l'aluminium. Elle ne s'occupe pas de l'énergie et des autres éléments. Je respecte les décisions et ça n'empêcherait pas de tenir un forum intéressant et bien organisé», assure l'économiste.

Malgré les éléments soulevés par le syndicat, l'organisateur du forum considère que le président du SNEAA, Alain Gagnon, a le devoir moral de se présenter à l'université pour aider la région à comprendre les différents enjeux pour l'avenir de cette industrie.

«Depuis 10 ans, ce syndicat a posé différents gestes au Complexe Jonquière en vue de préparer l'avenir. Il est donc d'intérêt public que le président du syndicat partage ce qui a été fait», a conclu Marc-Urbain Proulx.

La Chambre de commerce sera aussi absente

(Laura Lévesque) - La Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord ne participera pas au Forum régional sur les « composantes du pacte social de l'aluminium », organisé par le Centre de recherche territorial de l'UQAC.

L'événement, qui vise à faire la lumière sur différents enjeux liés à cette industrie, se tiendra vendredi à l'université.

L'absence de Rio Tinto (RT) et de la Société de la Vallée d'aluminium (SVA) à ce forum a convaincu la Chambre de renoncer à l'invitation de l'économiste Marc-Urbain Proulx, qui a initié cette rencontre. « On n'a rien contre l'organisation, mais il manque quand même les joueurs principaux de cette industrie. On espère que ça va être un événement rassembleur avec des pistes de solution et non des prises de position. Mais pour le moment, on craint que ça soit davantage un procès », estime la directrice générale de la Chambre de commerce, Marie-Josée Morency, laissant entendre que les opposants à Rio Tinto prendront une grande place.

Cette dernière admet également qu'elle ne veut pas nuire aux relations avec la compagnie. La Chambre de commerce et l'entreprise ont bâti un lien de confiance qui permet de faire avancer des dossiers plus rapidement, renchérit Mme Morency.

« On a un canal de communication privilégié avec RT. On a des rencontres trimestrielles. On travaille dans l'ombre, mais ça fonctionne. On n'a qu'à penser aux délais de paiement que la compagnie comptait appliquer à ses fournisseurs. Elle a reculé et c'est grâce à nos discussions », rappelle la directrice générale.

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