Plus de place à la coopération

La ministre Christine St-Pierre a sympathisé avec l'enseignante... (Photo Le Quotidien, Dominique Gobeil)

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La ministre Christine St-Pierre a sympathisé avec l'enseignante du Cégep de Jonquière, Johanne Beaulieu, avec qui elle avait déjà parlé en 2014 pour s'assurer de sa sécurité durant un soulèvement, alors qu'elle accompagnait des étudiants en stage au Burkina Faso.

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La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, s'engage à accorder une plus grande place à la coopération internationale dans la prochaine politique étrangère du gouvernement québécois, en 2017.

«Qui dit nouvelle politique dit argent neuf. Nous sommes conscients de l'importance de la solidarité internationale et c'est à moi de plaider ma cause au ministre des Finances pour avoir notre place dans le budget», a-t-elle déclaré mardi, lors d'une tournée sur le terrain au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

L'actuelle politique internationale date de 2006. 

«Je crois qu'après 10 ans, c'est le temps de se renouveler. L'an prochain, ce sera aussi le 50e anniversaire du ministère, et on veut s'améliorer pour les 50 prochaines années.»

Des consultations auront lieu en octobre avec les organismes du milieu et les partenaires. Mme St-Pierre commençait déjà le travail mardi, alors qu'elle visitait le Centre de solidarité internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean, à Alma. Elle s'est montrée très intéressée aux projets qui lui ont été présentés, notamment un programme avec le Carrefour jeunesse emploi (CJE) Lac-Saint-Jean Est qui permet la réinsertion sociale, par l'aide humanitaire, des jeunes adultes défavorisés. 

Réussite

«Depuis quatre ans, nous avons aidé 35 personnes en les envoyant en stage à l'international. Trente-et-une sont retournées aux études et les quatre autres sont sur le marché du travail», informe la directrice générale Mylène Girard.

«On peut donc parler d'un taux de réussite de 100%. Il faut absolument que ce programme se poursuive», soutient la ministre. Celle-ci a aussi été interpellée au sujet des coupes dans les cégeps, ce qui complique le maintien des programmes de stage humanitaire, en travail social par exemple. «Le Québec a de plus en plus besoin de citoyens ouverts sur les questions internationales», fait valoir l'enseignante au Cégep de Jonquière, Johanne Beaulieu.

Christine St-Pierre a promis d'en faire part à sa collègue responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène David.

Rentrée

Plus tard en journée, la ministre a participé aux activités d'accueil de la rentrée à l'Université du Québec à Chicoutimi, où elle a prononcé une conférence sur les possibilités de mobilité étudiante à l'international. Elle invite d'ailleurs les jeunes à partager leurs suggestions pour le renouvellement de la politique gouvernementale. 

«C'est avec vos idées et votre fougue que nous pourrons stimuler le développement du Québec à l'étranger. La jeunesse sera un des piliers solides de la prochaine politique internationale, avec l'éducation, l'environnement, l'économie et la culture.»

La directrice générale du Centre de solidarité internationale,... (Photo Le Quotidien, Dominique Gobeil) - image 4.0

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La directrice générale du Centre de solidarité internationale, Marie-Hélène Forest, se réjouit du financement supplémentaire octroyé à son organisme.

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Québec accorde 220 000$ au CSI

Le Centre de solidarité internationale (CSI) du Saguenay-Lac-Saint-Jean obtient un soutien financier de 220 000$ de Québec pour l'année 2016-2017, ce qui lui permettra de mettre en place des projets de coopération au Burkina Faso et en Équateur.

Les montants sont investis via le Programme québécois de développement international et Québec sans frontières, à partir de l'enveloppe de 3,7 M$ pour les initiatives de solidarité internationale annoncée lundi. «Chaque année, on fait des demandes au gouvernement et certaines de nos propositions sont retenues. Pour ces deux programmes, c'est une augmentation de 150 000$ de plus que l'année dernière», explique la directrice générale, Marie-Hélène Forest.

L'aide gouvernementale a été soulignée mardi par la ministre des Relations internationales et de la Francophonie Christine St-Pierre, en tournée à Alma. Le CSI n'avait pas eu la visite d'une telle invitée de ce ministère depuis une trentaine d'années. La députée de l'Acadie a à coeur de se rendre sur le terrain afin de mieux connaître «les obstacles» vécus par les organismes. Elle s'est déjà rendue au Comité de solidarité de Trois-Rivières et compte répéter l'expérience dans d'autres régions.

Intiatives

Le premier projet soutenu par la contribution du ministère vise l'autonomisation des jeunes filles des banlieues d'Ouagadougou, au Burkina Faso.

Le CSI compte aussi s'attaquer au problème du statut civil en Afrique, alors que plusieurs parents n'enregistrent pas leur enfant à la naissance. Cette initiative a été saluée par Mme St-Pierre, qui a été sensibilisée à la problématique lors de l'ouverture du Bureau du Québec à Dakar, au Sénégal.

La ministre a échangé quelques mots en espagnol avec un Équatorien, en séjour professionnel de trois mois dans le cadre du second projet appuyé. Victor Hugo Montenegro Robalino partagera ensuite son expérience en agriculture écologique acquise auprès des coopératives Nord-Bio et des Artisans paysans dans son pays. Huit jeunes Québécois partiront aussi en stage là-bas.

Par ailleurs, le festival Regard sur le court-métrage accueillera aussi pour la première fois un stagiaire équatorien en médiation culturelle, dans le cadre de sa tournée en 2017.

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