Les doctorants boycotteront leur stage

Joëlle Savard... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Joëlle Savard

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Les doctorants en psychologie de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) boycotteront leur stage et leur internat cet automne. À l'instar des autres futurs psychologues de la province, les étudiants de Saguenay souhaitent ainsi dénoncer l'absence de rémunération pendant leur internat dans le réseau de la santé.

La dizaine de stagiaires de la Clinique universitaire de psychologie ne prendront donc plus de nouveaux clients. Les patients qui sont déjà suivis continueront cependant d'avoir des services. Et la quinzaine d'internes qui devaient travailler dans le réseau de la santé resteront chez eux.

«Devant l'inaction du gouvernement, on a dû prendre cette décision. Malheureusement, pour les clients, ça veut dire moins de services à court terme. Le but ultime est toutefois d'avoir plus de services dans le futur en améliorant les conditions», précise Kevin Brassard, président de l'association des doctorants en psychologie (ADP) de l'UQAC.

«Et moins de clients à la clinique, ça représente moins de revenus pour l'UQAC. On croit qu'en faisant pression sur l'université, la direction sera plus tentée de demander au gouvernement d'intervenir», ajoute-t-il.

Le vote pour le boycottage des internes a été fait à l'automne 2015 dans toutes les universités offrant cette formation. Les doctorants donnaient donc 10 mois au gouvernement pour ajouter un salaire à cette dernière année d'études réalisée dans le réseau de la santé. Pour faire davantage pression sur Québec, les étudiants des autres établissements avaient également voté en faveur de la suspension des stages. Les doctorants de l'UQAC étaient les seuls à avoir écarté cette option. Ces derniers sont toutefois revenus sur leur position la semaine dernière, en tenant un nouveau vote. Près de 66% des membres ont décidé de lancer un boycottage des stages. Moins de la moitié des quelque 60 doctorants ont participé à ce vote électronique.

L'absence des internes dans le réseau de la santé pourrait d'ailleurs se faire ressentir sur les services offerts par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS). L'internat représente 1600 heures de travail exécuté à temps plein. Selon les prétentions de l'ADP, les doctorants effectuent environ 80% de la charge de travail d'un psychologue dans le système public.

«Ça pourrait en effet causer un ralentissement dans le réseau. Notamment dans l'évaluation et le suivi des patients de notre clientèle», répond Joëlle Savard, conseillère en communication au CIUSSS.

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