Bleuetières de la région: des travailleurs mexicains prennent la relève

Dans les bleuetières, le processus d'embauche est chapeauté... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Dans les bleuetières, le processus d'embauche est chapeauté par l'Union des producteurs agricoles (UPA). La Fondation des entreprises en recrutement de main-d'oeuvre agricole étrangère (FERME) s'implique dans la démarche puisque les employeurs ont des standards à respecter.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Des Mexicains, pour la plupart des pères de famille, arrachent les mauvaises herbes à la main dans des bleuetières pour tenter de se sortir de la misère. Ils travaillent douze heures par jour, six jours par semaine.

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René St-Pierre, directeur de l'approvisionnement agricole pour l'entreprise Les Bleuets sauvages du Québec, est responsable des travailleurs mexicains qui travaillent en bleuetière.

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En cette saison des récoltes, des travailleurs mexicains viennent prêter main-forte dans les bleuetières du Saguenay-Lac-Saint-Jean. 

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Beau temps, mauvais temps, ils sarclent, sourire aux lèvres.

Ces travailleurs sont une cinquantaine à l'emploi de l'entreprise Les Bleuets sauvages du Québec. Ce coup de pouce du Sud répond à un véritable besoin puisque l'entreprise ne parvient pas à combler ce type d'emploi par les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il en est de même dans les usines de congélation. Celle de Saint-Félicien embauche treize autres Mexicains pendant la saison des récoltes. Ces gens du Sud effectuent des tâches de manoeuvre.

«Il y a un processus à respecter lorsque nous embauchons des travailleurs étrangers. Le gouvernement fédéral nous demande d'offrir ces emplois à des gens d'ici. Nous les affichons partout, notamment sur le site d'Emploi-Québec. On reçoit des CV, mais lorsque la saison commence, ces personnes ne sont pas au rendez-vous. La plupart des candidats se sont trouvé autre chose», mentionne René St-Pierre, directeur de l'approvisionnement agricole pour Les Bleuets sauvages.

Dans les bleuetières, le processus d'embauche est chapeauté par l'Union des producteurs agricoles (UPA). La Fondation des entreprises en recrutement de main-d'oeuvre agricole étrangère (FERME) s'implique dans la démarche puisque les employeurs ont des standards à respecter.

«C'est une logistique assez complexe. Nous devons leur fournir l'hébergement et le transport. On est inspecté chaque année. On n'engage pas des travailleurs étrangers parce que c'est facilitant. Nous avons besoin d'une main-d'oeuvre que nous ne parvenons pas à avoir», poursuit M. St-Pierre.

Patience et persévérance

«Ces travailleurs ont une patience et une persévérance remarquables. Ils sont très endurants et très constants. Leur rythme est soutenu», ajoute Jean-Pierre Senneville, président de l'entreprise.

«Je suis ici pour l'argent», affirme Pedro Lucio, dans sa langue maternelle, l'espagnol. Le Mexicain en est à sa troisième saison des bleuets. «Ça ne change rien en terme de tâches de travail. Dans mon pays, je fais la même chose dans les champs de maïs et de soya. La différence est monétaire. Ici, je gagne beaucoup plus que chez moi», partage M. Lucio.

Chez eux, les Mexicains gagnent 23$ par jour alors qu'en bleuetière, ils sont payés au salaire minimum. Il s'agit de gains considérables pour eux. Ces hommes sont âgés de 25 à 45 ans.

Dès qu'ils ont une petite pause, ils communiquent avec leur famille. «C'est très difficile. Nous nous ennuyons de nos enfants», lance Ermelo Bolibar Rios.

Qualifiés de grands vaillants, les travailleurs des bleuetières sont au pays des bleuets depuis le 9 juin. Ils rentreront à la maison à la mi-septembre. Quant à eux, les manoeuvres de l'usine quitteront Saint-Félicien après le temps des récoltes.

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