«Harper avait le Québec à coeur»

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Jean-Pierre Blackburn retient la rigueur de l'ancien premier ministre afin de replacer les finances du pays.

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«Malgré l'ensemble de ses belles réalisations, M. Harper n'aura pas réussi à conquérir le coeur des Canadiens et des Québécois. Et pourtant, il avait son pays et ses citoyens à coeur, y compris les gens du Québec.»

L'ancien député conservateur de Jonquière et ex-ambassadeur du Canada à l'UNESCO, Jean-Pierre Blackburn, a eu de bons mots pour son ancien premier ministre, même si les relations entre Stephen Harper et les Canadiens n'ont pas toujours été faciles.

«Il avait le Québec à coeur et il l'a démontré en étant le premier à reconnaître le Québec comme une nation à l'intérieur du pays. C'est lui qui a donné un siège au Québec à l'UNESCO. J'ai été aux premières loges pour voir le succès de cette désignation. Ça fonctionne très bien et ça donne une bonne visibilité au Québec au plan international. Ça se fait de part et d'autre dans une belle harmonie», reprend M. Blackburn, à la suite du départ de la vie politique de M. Harper.

Jean-Pierre Blackburn retient aussi la rigueur de l'ancien premier ministre et ex-député de Calgary Heritage afin de replacer les finances du pays.

«Il respectait les provinces et voulait que le Canada s'en sorte bien au plan budgétaire et fiscal. Il a quitté en réussissant à assainir les finances.»

«M. Harper avait une vision du Canada. Les lois et les politiques qu'il passait, c'est ce qu'il souhaitait voir pour son pays. C'était un homme d'une grande fermeté, extrêmement rigoureux, exigeant envers ses députés et ministres, et rigoureux sur la gestion budgétaire», ajoute M. Blackburn.

Celui qui a été élu sous Brian Mulroney (1984-1993) et Stephen Harper (2006-2011) est aussi reconnaissant de la confiance que M. Harper lui a accordée au cours de ses années à Ottawa. Il a eu l'opportunité d'être à la tête de cinq ministères, ce qui lui a permis de connaître une carrière politique très intéressante.

«Un autre aspect particulier de M. Harper, c'est qu'il a toujours voulu être indépendant des médias et des journalistes. Il n'a jamais voulu se soumettre à l'obligation de répondre immédiatement aux questions ou à des situations particulières. Il voulait contrôler son message et il l'aura fait jusqu'à la fin en publiant une vidéo pour annoncer son départ», dit-il.

Denis Lebel pas surpris

Du côté du député de Roberval-Lac-Saint-Jean, Denis Lebel n'a pas été très surpris de l'annonce de l'ancien premier ministre du Canada.

«Il fallait s'y attendre. Il a été un bon premier ministre et je suis convaincu que les choses iront bien dans le futur, car il était très estimé au plan international.»

«Je retiendrai de lui qu'il était un homme de courage, de valeurs et de principe. Il est parvenu à assainir les finances du pays à la suite de l'une des pires crises économiques au pays depuis de nombreuses années», a conclu M. Lebel.

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