Escadre d'opération de drones: le fédéral n'a pas encore fait son choix

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le premier ministre du Canada Justin Trudeau

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Le premier ministre du Canada est demeuré nuancé sur le choix d'un site militaire pour l'implantation d'une escadre d'opération de drones. Le gouvernement fédéral n'a, selon les propos de Justin Trudeau, pas encore fait son choix. «Je sais qu'il y a dans la région un centre d'excellence des drones. Nous sommes en ce moment en évaluation de l'ensemble de nos éléments et nous allons prendre une décision lorsque les évaluations seront complétées.»

Le premier ministre a toutefois assuré que le Canada devra ultimement se doter de cette technologie, et ce, malgré la décision du gouvernement d'offrir aux Nations Unies une force de maintien de la paix de 600 hommes dotée d'un budget de 450 M$. «Même dans une mission de maintien de la paix, les drones sont des outils qui peuvent aider à faire de la surveillance.»

L'enjeu de cette escadre représente des investissements évalués sommairement à 3 G$ dans différentes infrastructures de support. Dans ce débat, le Québec doit être en mesure de remporter la partie de bras de fer avec la Nouvelle-Écosse qui compte sur l'appui du puissant ministre Nic Leblanc, considéré comme le numéro 2 du gouvernement, et qui verrait bien cette nouvelle technologie implantée à la base de Greenwood.

Nonobstant le choix du site des drones ou le type d'avion de chasse appelé à remplacer les CF-18 Hornet, Justin Trudeau assure qu'il n'y a aucune raison pour que la base de Bagotville voit son importance réduite dans le futur. Comme il le mentionne régulièrement, les «choses vont se poursuivre comme elles le sont».

Le premier ministre du Canada réfère à ces dynamiques interprovinciales lorsqu'il est appelé à analyser les enjeux de la taxe américaine sur le papier surcalandré qui pourrait emporter une usine de papier dans la région (Dolbeau ou Kénogami), ainsi que le règlement sur le bois d'oeuvre. Justin Trudeau est tout à fait conscient des conséquences d'un échec dans ces deux problèmes commerciaux avec les Américains, mais affirme que son gouvernement a dans un premier temps travaillé à rétablir un climat serein avec l'administration Obama. Certes, dit-il, il y a des discussions musclées, mais les deux gouvernements sont au moins en mesure de travailler pour trouver des solutions, chose qui était pratiquement impossible sous la gouverne conservatrice.

Le premier ministre mise beaucoup sur le rétablissement des relations entre les deux pays et la crédibilité de la ministre Chrystia Freeland pour identifier les solutions.

La gestion de l'offre sera protégée

Le gouvernement libéral a l'intention de protéger le système de gestion de l'offre dans les productions agricoles canadiennes, dont celle du lait qui a fait l'objet d'une manifestation à l'ouverture du caucus des députés jeudi. Cet engagement n'est pas incompatible avec les orientations gouvernementales très favorables à la libéralisation des échanges commerciaux pour offrir aux entreprises canadiennes l'accès aux grands marchés.

«Le Canada a déjà signé des ententes de libre-échange et nous avons conservé nos systèmes de gestion de l'offre. Certains pays ont des systèmes de subvention aux producteurs agricoles et ici nous avons le système de gestion de l'offre», a déclaré Justin Trudeau.

Pour le premier ministre, la protection de ces systèmes permet de créer des emplois pour les agriculteurs tout en offrant aux Canadiens des produits alimentaires de qualité. Justin Trudeau croit qu'il y aura une solution à la problématique plus spécifique du lait diafiltré qui est en partie à l'origine du mécontentement des producteurs.

La classe moyenne

Le message de Justin Trudeau sur le soutien à la classe moyenne et surtout la possibilité pour les Canadiens d'accéder à la classe moyenne avec des emplois de qualité est omniprésent. Au cours de l'entretien avec Le Quotidien, le premier ministre a rattaché tous les enjeux soulevés (bois d'oeuvre, développement d'infrastructures...) à cette nécessité.

Il associe à cet objectif gouvernemental l'importance de demeurer en contact avec les Canadiens de toute les régions afin d'appuyer les initiatives locales qui permettront de supporter cet objectif. Le caucus de Saguenay a été l'occasion selon le premier ministre de mettre en pratique ces orientations alors que de nombreux groupes ont été en mesure de rencontrer des ministres sectoriels pour exposer des problématiques ou les informer de projets de développement.

Denis Lemieux heureux

Le député de Chicoutimi Denis Lemieux a tracé un bilan positif de la tenu du caucus des députés libéraux à Saguenay. Il s'est dit heureux du dénouement des manifestations de jeudi matin alors que les producteurs laitiers ont agi dans le respect. Il avait des craintes devant la colère des producteurs.

Pour le député, l'important était de permettre aux organismes et représentants politiques locaux de rencontrer les ministres afin d'exposer des projets et problématiques. Il croit que de ce côté, tout le monde a eu la possibilité de se faire entendre.

Il a même pensé à faire l'achat d'une boîte de chocolat aux bleuets des Trappistes pour la remettre au ministre de l'Agriculture Lawrence MacAuley pour qu'il se souvienne qu'il n'y a pas que le lait dans la région comme produit agricole. Son collège a visité la ferme du président de l'UPA, Yvon Simard, après la manifestation.

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