Faire briller les autochtones en milieu urbain

La directrice générale adjointe du Regroupement des centres... (Photo Le Quotidien, Isabelle Tremblay)

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La directrice générale adjointe du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec, Claudie Paul, est originaire de Mashteuiatsh.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Le Centre d'amitié autochtone du Lac-Saint-Jean (CAALSJ) veut faire briller la présence autochtone en milieu urbain. Le futur organisme servira à faciliter l'intégration de ces citoyens en milieu robervalois.

Il sera le 120e à naître au Canada, en novembre prochain. L'assemblée générale de fondation du CAALSJ a eu lieu samedi dans le cadre d'un Makushan.

Cet endroit aura la mission d'offrir des services aux autochtones qui habitent à Roberval ainsi qu'à la population d'Obedjiwan qui transite dans le secteur de Roberval pour avoir des services de santé ou de justice par exemple.

Sa création émane des travaux réalisés par les membres de la Table de travail mise en place en 2013 pour éviter que la région perde la clientèle d'Opiticiwan au profit de Val-d'Or.

Les données démontrent que plus 5000 autochtones font affaire à Roberval. Certains s'y établissent alors que d'autres y séjournent temporairement. Chaque année, quelque 120 Atikamekws naissent à l'hôpital de Roberval. La moitié des usagers des services du centre hospitalier sont des membres des Premières Nations.

«Les besoins de cette population sont criants. Lorsque ces gens partent de leur communauté et qu'ils se dirigent en ville, les centres de l'amitié deviennent un lieu d'ancrage culturel important. Chaque personne est guidée selon ses besoins», affirme Claudie Paul, directrice générale adjointe du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ).

Les centres d'amitié existent depuis 40 ans. Claudie Paul affirme que le mouvement a fait ses preuves.

«Les résultats sont tangibles. Chaque centre est une porte d'entrée directe vers tous les services offerts dans les milieux urbains. Par cette démarche, nous voulons aussi laisser tomber les barrières et préjugés qui sont encore existants. Il y a beaucoup de travail à faire en ce sens à Roberval. Les autochtones ne sont pas toujours bien traités et ils font face au racisme régulièrement. Le climat de méfiance est perceptible.»

L'endroit des installations du futur centre de l'amitié du Lac-Saint-Jean n'est pas encore décidé. Deux bâtisses sont dans la mire du Comité provisoire d'implantation du CAALSJ.

Pour la phase de démarrage, des investissements de quelque 300 000$ sont prévus. Cinq personnes seront embauchées à temps plein lorsque l'endroit ouvrira ses portes.

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