Députés et ministres ont droit à une haie d'honneur

Quelques centaines d'agriculteurs et de producteurs laitiers se... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Quelques centaines d'agriculteurs et de producteurs laitiers se sont rassemblés dans le stationnement de l'Hôtel Delta Saguenay pour attendre de pied ferme le premier ministre Justin Trudeau.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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En marge du caucus du Parti libéral du Canada, plusieurs membres de syndicats se sont rassemblés sous la pluie, jeudi matin, devant l'Hôtel Delta Saguenay, à Jonquière, pour faire part de leurs revendications aux députés et ministres.

Plus d'une centaine d'agriculteurs et de producteurs laitiers, membres de l'Union des producteurs agricoles (UPA), attendaient le premier ministre Justin Trudeau, accompagnés de membres de l'Alliance de la Fonction publique du Canada, des syndiqués d'Unifor, en plus de quelques personnes affiliées à la CSN. Les travailleurs de Postes Canada se sont également présentés.

Les agriculteurs ont fait une haie d'honneur avec un peu plus d'une vingtaine de tracteurs sur le stationnement de l'hôtel. Les bruits de klaxon ont appuyé les exclamations des manifestants, qui brandissaient fièrement leur pancarte.

«On est rassemblé pour demander au gouvernement, à M. Trudeau, de régler le problème du lait diafiltré et de l'incohérence aux frontières, explique le président régional de l'UPA, Yvon Simard. Les producteurs en région sont tannés des baisses de revenus du secteur laitier, et on aimerait que le gouvernement règle ça. On ne demande pas d'argent qui vient des citoyens. Tout ce qu'on veut, c'est une cohérence dans la réglementation.»

Selon M. Simard, le problème est que lorsque le produit franchit la frontière des États-Unis vers le Canada, il est considéré comme du lait diafiltré, mais qu'une fois dans le pays, il est considéré comme du lait. «C'est l'un ou l'autre. Il faut que le gouvernement se prononce», ajoute-t-il.

D'autant plus, poursuit le président, que la baisse de revenu touche particulièrement les régions comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean, puisque les sources de revenus sont moins importantes: «C'est de l'argent qu'on n'a pas pour investir dans l'économie régionale!»

Alliance de la fonction publique

«On vient ici pour réclamer, de la part des ministres et du Conseil du trésor, la réforme du système de paie Phénix. On veut qu'il y ait des corrections. Ça touche environ 80 000 de nos membres partout au pays, d'une façon ou d'une autre», raconte le président du conseil régional de l'Alliance de la fonction publique, André Roberge.

Accompagné d'une dizaine de personnes, il était satisfait de l'ampleur de la manifestation. «C'est sûr que les gens sont en vacances, alors c'est un peu plus difficile de les faire sortir. Mais il y a les producteurs de lait aussi en même temps, alors ça nous aide», ajoute-t-il en riant. 

M. Roberge estime que le message de son syndicat a de la chance d'être entendu, puisque plusieurs groupes manifestaient dans les derniers jours un peu partout au Canada. 

«On est conscient que ça va être difficile, mais on est sûr de gagner en fin de compte», conclut-il.

Pour ce qui est de la CSN, les membres pouvaient faire part de leurs revendications en les écrivant sur de faux chèques. Selon le président du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Engelbert Cottenoir, l'important pour son syndicat était de rappeler au premier ministre les 174 promesses électorales qu'il a faites, en plus de lui faire savoir que la CSN va «le suivre à la trace» pendant les prochaines années.

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